L’amour dans la brume

Patrick Morier-Genoud

Par Patrick Morier-Genoud · Publié le 30 juillet 2021 · 1 min de lecture

L’amour dans la brume

«Or, encens et poussière», Valerio Varesi, Editions Points, 288 pages.

Pourquoi dit-on de Valerio Varesi qu’il est le Simenon italien? Sans doute pour attirer le chaland francophone. Peut-être aussi parce que ses romans ont pour décor le Nord, celui de l’Italie, avec de la pluie et de la brume en abondance. Mais son commissaire Soneri semble plus porté sur la mélancolie que Maigret, ce qui le rend sympathique. Là, il doit enquêter sur la mort d’une femme dont le corps a été retrouvé, carbonisé, sur le bas-côté d’une route, en plein brouillard. Entre deux repas dans sa trattoria préférée de Parme, Soneri découvrira qu’elle avait plusieurs amants, ce qui fait autant de suspects. Mais c’est surtout la vie amoureuse du policier qui tient le lecteur en haleine. La femme qu’il aime se pose des questions sur leur relation, a une aventure avec un autre homme. Et l’on se rend compte que le couple est une affaire au moins aussi complexe qu’une enquête policière, et peut-être bien un crime crapuleux contre la liberté et le désir. Le commissaire Soneri aime bien philosopher, c’est agréable de le faire avec lui.         

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