
L’amour dans la brume
«Or, encens et poussière», Valerio Varesi, Editions Points, 288 pages.
Patrick Morier-Genoud 30 juillet 2021 1 min de lecture

«Or, encens et poussière», Valerio Varesi, Editions Points, 288 pages.
Patrick Morier-Genoud 30 juillet 2021 1 min de lecture

Après Joël Dicker, Quentin Mouron et quelques autres, Joseph Incardona, dans son étonnant dernier roman, «La soustraction des possibles», prouve que l’on peut jouer avec les codes et stéréotypes du roman noir ou du thriller d’investigation sociale sans se détourner d’un certain héritage culturel ou littéraire romands, au point de nous faire croire qu’une mafieuse corse puisse s’enticher follement des romans de Ramuz, entre autres intuitions prometteuses…

Sur sa page Facebook, Nicolas Feuz se présente sous la double étiquette: Procureur de la République et auteur de polars. Lui qui fait métier de traquer les truands et en invente d’autres dans ses loisirs fait là un saut: il se lance dans une science-fiction apocalyptique. Avec une intrigue brinquebalante, mais surtout avec une vision cauchemardesque d’un pays ravagé, comme par hasard, par un virus, par une puissance folle surgie du chaos.

La cathédrale de Fribourg peine à trouver un abbé chaste mais il ne faut pas pour autant confondre pédophilie et homosexualité. Elle a grandi dans un orphelinat, maltraitée, humiliée: les récits de ma grand-mère ont bercé mon enfance et formé ma conscience de classe. D’aphorisme en aphorisme, les autorités sanitaires de ce pays développent une école de pensées plutôt originale.