«En Afrique, les néo-colonisateurs sont les grosses industries»


Figure emblématique de la politique suisse, Dick Marty revient sur le devant de scène en portant l'initiative Pour des multinationales responsables, sur laquelle le peuple se prononcera fin novembre. L'ex-conseiller aux Etats PLR défend ce projet bec et ongles, malgré les réticences de son ancien parti et les attaques de tous bords, plus ou moins virulentes. Alors, son initiative remet-elle en cause la gouvernance de l'Afrique? Il a répondu aux questions du site «L'Impertinent».
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Amèle Debey, pour L’Impertinent: Sur le papier, l’initiative Pour des multinationales responsables semble l’évidence même. Comment expliquer alors son rejet massif par le parti radical (PLR)?
Dick Marty: Il faudrait poser la question à la direction du parti. Mais ce n’est pas le cas de tous les radicaux. Dans le comité bourgeois, il y a un ancien président du parti radical, un ancien président du conseil des États radical ainsi que beaucoup d’autres personnalités radicales, mais aussi du PDC et de l’UDC. Je pense tout simplement que la majorité du PLR s’est fait le porte-voix de certains grands centres d’intérêt qui voient d’un mauvais œil que l’on s’intéresse à ces colosses économiques. Le problème est là. En réalité, je ne crois pas que les multinationales aient peur de cette initiative, parce qu’elles savent très bien qu’elles peuvent, d’une part, avoir confiance en la justice suisse, et que lancer une procédure en responsabilité civile n’est pas facile. C’est coûteux et il appartient au lésé d’apporter toutes les preuves.
Le reportage de L’Impertinent sur les dégâts des industries au Cameroun




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