D’amour et/ou de raison


Ah! la Thaïlande... Un vrai petit paradis aux yeux de quelque 20'000 Suisses qui y résident. Combien sont-ils à avoir un conjoint thaï? Impossible de le savoir, mais, selon des sources proches de l'ambassade de Suisse (qui évidemment ne veulent pas être nommément citées), ils sont plusieurs milliers. Rencontres.
Jean-Richard est furibard. Il est venu tout exprès de la province de Phrae (au nord du pays) avec son épouse thaïe pour faire tamponner son certificat de mariage (il s’est marié en Suisse) et voilà qu’au guichet «mariages» de la section consulaire de l’ambassade on lui dit que c’est à l’ambassade de Thaïlande à Berne qu’il doit s’adresser.
«Font quand-même chmire», me dit-il, avec un un bel accent vaudois. «On a fait huit heures de bus et on a dû se payer une nuit à l’hôtel et voilà qu’ils ne sont pas fichus de nous tamponner notre certificat.» La bureaucratie, il connaît. Il a besoin de ce tampon pour prouver aux autorités de sa province qu’il est marié. Cela pour pouvoir obtenir un permis d’habitation pour la maison que sa femme et lui sont en train de construire. Mais il s’attendait à plus de souplesse chez les Suisses.
Jean-Richard a 59 ans. Mécanicien sur voitures, divorcé, deux enfants adultes, il a rencontré Malee, sa future épouse il y a tout juste un an, lors de vacances à Ko Samui. Malee a 40 ans. Mariée jeune et rapidement divorcée, elle a un fils de 22 ans qui travaille à Bangkok. Elle? «Je travaillais dans un hôtel de Samui quand j’ai rencontré Jean-Richard», me dit-elle dans un allemand très approximatif.




Commentaires
Les commentaires sont les bienvenus ! Pour préserver la qualité des échanges, merci de respecter notre charte des commentaires.