Climat: de la rue aux urnes


En 2011, les Verts étaient donnés gagnants par les sondages, mais l'effet Fukushima fit un flop. Qu'en sera-t-il en octobre, alors que le fédéralisme et le système proportionnel ont le don de noyer les engouements de l'opinion? Les jeunes manifestants de ce printemps se convertiront-ils en électeurs? Analyse.
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Qui entre pape au conclave en ressort cardinal. Le constat des vaticanistes vaut-il pour les sondages qui annoncent les Verts gagnants des prochaines élections fédérales? En 2011, après la catastrophe nucléaire de Fukushima, les écologistes étaient donnés en tête des intentions de vote. A la fin, ils perdirent cinq de leurs vingt sièges au Conseil national.
Ce n’est pas parce qu’un thème est populaire qu’il détermine mécaniquement le résultat des urnes, même si cette croyance entretient le suspense. Aux tocades de l’opinion, le système suisse oppose deux puissants amortisseurs: le fédéralisme et la proportionnelle. Treize cercles électoraux (cantons ou demi-cantons) comptent moins de cinq sièges: difficile pour un parti comme les Verts ou les Vert-libéraux d’y conquérir un siège de plus. De grosses modifications dans la répartition des sièges peuvent se produire, surtout dans les grands cantons.
Depuis 1975, la participation aux élections n’a pas dépassé les 50%. Plus d’un citoyen sur deux sont indifférents aux convictions que vont défendre les parlementaires. Pour que les préoccupations environnementales aient un effet spectaculaire sous la Coupole fédérale dans la prochaine législature, il faudrait que les milliers de gens, et spécialement les jeunes qui ont manifesté, aillent voter en masse. La mobilisation doit passer de la rue au bulletin de vote.



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