«Maîtresse, dessine-moi un stylo»


Scroller, cliquer, swiper ont remplacé l’apprentissage de l’écriture cursive en Finlande. Fini le «permis de plume» et les buvards, place aux tablettes et au «typing». A défaut d’utiliser leur motricité fine, les enfants sauront au moins l’anglais…
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Cela fait maintenant plus d’une année que les petits et les petites Finlandais-es ont arrêté d’apprendre à écrire à la main. Ce ne sont pas les seuls: peu d’Etats américains apportent encore une quelconque valeur à cette compétence. Dans son article The Uncertain Future of Handwriting, la BBC fait le tour des pour et des contre.
Index sur le «f»
L’automaticity, traduisible par «automatismes», permet d’effectuer une action sans faire attention à ses gestes mécaniques et tout en pensant à autre chose. Quelqu’un qui écrit sur un clavier ne se dit pas «maintenant, je vais mettre mon doigt sur la quatrième lettre à gauche pour atteindre le f avec mon index». Plus rapides à acquérir sur un clavier qu’avec une plume, ces automatismes laissent donc plus de place à l’enfant pour penser à ce qu’il va écrire et développer son raisonnement. Typing: 1 – Ecriture cursive: 0.
Le 2-0 est inscrit par la «vie professionnelle»; car lorsque ces enfants deviendront adultes, ils n’utiliseront que très rarement l’écriture à la main. La stratégie d’apprentissage finlandaise: un investissement sur l’avenir.




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