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BRICS: ce que leur «boycott» médiatique dit de l’Occident

Hicheme Lehmici

Par Hicheme Lehmici · Publié le 25 septembre 2026 · 14 min de lecture

BRICS: ce que leur «boycott» médiatique dit de l’Occident
© Image générée par l’IA

A moins de deux semaines d’intervalle, deux sommets majeurs se sont tenus loin des projecteurs médiatiques occidentaux: celui de l’Organisation de coopération de Shanghai, les 31 août et 1er septembre 2026 à Bichkek, puis celui des BRICS, les 12 et 13 septembre à New Delhi. Au-delà de ces organisations elles-mêmes, cette relative indifférence révèle peut-être une difficulté plus profonde: celle d’un Occident qui voit se dessiner un monde multipolaire, mais continue souvent à le regarder avec les catégories d’hier.

Sommaire

Deux sommets majeurs à moins de deux semaines d’intervalle. Le 1er septembre, les dirigeants de l’Organisation de coopération de Shanghai se retrouvaient à Bichkek, au Kirghizstan. Vingt-huit documents y ont été adoptés, portant notamment sur la sécurité, l’énergie, la lutte contre les trafics, le climat et les infrastructures. Les 12 et 13 septembre, New Delhi accueillait le XVIIIe sommet des BRICS. Chine, Inde, Russie et Iran participaient aux deux rendez-vous, consacrés aux grands équilibres internationaux comme aux questions économiques, financières et de sécurité, mais aussi à la gouvernance de l’intelligence artificielle.

Le poids des BRICS donne la mesure de l’enjeu: près de la moitié de la population mondiale, environ 40 % de l’économie mondiale en parité de pouvoir d’achat et une part majeure des ressources énergétiques et des matières premières de la planète. À la veille du sommet, le Financial Times lui-même soulignait le poids désormais difficilement contestable de cet ensemble.

Et pourtant, ces deux sommets ont été globalement boycottés par les grands médias occidentaux. Leur couverture est restée sans commune mesure avec l’importance géopolitique des États réunis, le poids des organisations concernées et les transformations de l’ordre international dont elles sont l’un des signes. Le contraste est saisissant lorsque l’on songe à l’espace que nos médias peuvent consacrer à des événements sportifs secondaires, à des faits divers ou à des polémiques éphémères. Un championnat de pétanque trouverait parfois plus facilement sa place dans un journal télévisé qu’un sommet réunissant près de la moitié de l’humanité.

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