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Alliances en pleine mer

Diana-Alice Ramsauer

Par Diana-Alice Ramsauer · Publié le 19 octobre 2017 · 3 min de lecture

Alliances en pleine mer
Il n’y a pas que les Officiers d’état civil qui ont le droit de faire prononcer les vœux aux couples amoureux:
les capitaines (s’ils sont Maltais) aussi. - © DR / Bon pour la tête

Les compagnies de croisières ne savent plus quoi inventer pour attirer la nouvelle génération. Elles lancent aujourd'hui le «mariage homosexuel» en eaux internationales. En dehors des lois et des normes.

La dernière fois que j’ai entendu parler de croisières, c’était vendredi dernier et le projet ne sentait pas la naphtaline mais le marketing! Une société spécialisée en voyage sur paquebots a annoncé qu’elle proposait aux couples homosexuels de se marier en pleine mer. Non pas parce que c’est romantique ou parce que «ça fait VIP», mais parce que loin de la côte, c’est permis, contrairement aux lois de beaucoup de pays: que ce soit dans les dictatures, au Proche-Orient, en Asie, ou encore en Australie, ces droits ne sont pas acquis, rappelle Bento. Le magazine en ligne allemand omet de citer la Suisse où les gays n’ont pas non plus ce privilège.

La subtilité, c’est qu’il n’y a pas que les officiers d’état civil qui ont le droit de faire prononcer les vœux aux couples amoureux. Une spécialité qui a cours uniquement à Malte, au Bahamas et aux Bermudes permet aux capitaines de ces pays de célébrer ces mariages. Le magazine du site de croisières allemand Captain Kreuzfahrt a rapidement réagi à cette annonce et précise que, pour être autorisée (mais pas reconnue pour autant), «la déclaration de mariage doit se signer dans des eaux internationales, c’est-à-dire douze miles d’une côte». Dans le cas de la société de croisières en question, la majorité des bateaux sont enregistrés à Malte. Les capitaines ont donc la compétence d’unir des personnes de même sexe. Le fait que le mariage homosexuel ait récemment été légalisé sur cette petite île n’est qu’un hasard de calendrier.

Mariages «extra-terrestres»

Si les croisières sont en forte hausse depuis 10 ans (plus 62%), c’est aussi parce qu’elles attirent aussi la génération Y. Non pour l’expérience touristique mais pour ce qu’elles offrent en tant que tel. Les attentes ont changé: les escales, première raison d’être des croisières jusqu’ici, «jouent un rôle beaucoup moins essentiel», analyse la revue de recherche en tourisme téoros. Leur durée aussi: les séjours de 2 à 5 jours sont plus fréquents qu’hier. Cela tombe bien, il n’en faut pas plus pour se marier.

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