Les vacances à Oman de la conseillère d’Etat neuchâteloise Céline Vara lui valent un tombereau de reproches. Il s’agit pourtant d’un problème purement moral qui pourrait très bien revenir en boomerang vers celles et ceux qui l’agitent. Ce billet d’humeur aurait aussi pu être titré «fétichisation des convictions politiques».
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La politicienne neuchâteloise Céline Vara est partie en vacances à Oman en famille, en avion surtout. Et bam!, la nouvelle est dans tous les journaux et la voilà tancée. La conseillère d’Etat est une élue écologiste qui n’hésite pas à critiquer les voyages en avion, comme lorsque le gouvernement fribourgeois a utilisé ce moyen de transport pour se rendre à Londres en 2019. Telle est prise qui croyait prendre…
Mardi, la politicienne a répondu à ses détracteurs par voie de presse, dans le quotidien Arcinfo. Il s’agissait de «vacances choisies pour leurs programmes avec les tortues marines et pour la faune particulière», explique-t-elle, ajoutant qu’elle avait bien mérité le droit de «passer ce moment privilégié avec [sa] famille». Une défense pleurnicheuse.
La paille et la poutre
Le problème de Madame Vara est d’ordre moral. La question n’est pas de savoir si elle a le droit de prendre l’avion pour aller assister au spectacle touristique d’une «faune particulière» mais de savoir comment elle fera désormais la morale à celles et ceux qui prennent l’avion pour aller assister à un spectacle touristique quel qu’il soit, serait-ce celui d’un bar à bière à Barcelone.




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