Réservé aux abonnés

Robots soigneurs: une question d’éthique

Bon pour la tête

Par Bon pour la tête · Publié le 18 juillet 2019 · 9 min de lecture

Robots soigneurs: une question d’éthique
L’utilisation de robots soigneurs met souvent mal à l’aise. Il faut éclaircir les questions d’éthique. - © sh

Pour l’instant, le temps et l’argent coulent à flot dans le développement de robots soigneurs. Les questions d’éthique ne doivent pas être ignorées.

Sommaire

Un texte de Sarah Heinzmann, initialement publié sur Infosperber le 13 juillet 2019

Traduction de Marta Czarska


Le phoque-robot «Paro» a le pelage doux et de grands yeux. Il répond aux caresses en ronronnant. Mais «Paro» peut faire bien plus. Il reconnait les visages et l’état émotionnel et peut ainsi construire une relation avec les personnes. Il a un effet apaisant sur les malades atteints de démence. Le phoque-robot arrive désormais dans les établissement de soins.

Lors de la manifestation «Soins et robots: cela a-t-il un sens?» du 13 juin à la maison des générations de Berne («Generationenhaus Bern»), «Paro» a aussi attiré tous les regards. Même s’il n’avait personne à y calmer. Il y servait bien plus d’exemple pour un développement des soins, dont le futur n’est pas encore clair, et y déclenchait un tas de questions. Le but de l’événement était de discuter avec un large public des implications éthiques des robots dans les soins aux personnes.

Les robots devraient aider

Les robots soigneurs sont des systèmes techniques qui peuvent récolter de manière autonome des informations dans le domaine des soins et peuvent ensuite les transformer en processus mécaniques. Diverses sociétés novatrices, parmi elles l’entreprise suisse «F&P», travaillent en ce moment au développement de ces machines.

Commentaires

Les commentaires sont les bienvenus ! Pour préserver la qualité des échanges, merci de respecter notre charte des commentaires.

S’abonner
Notification pour
0 Commentaires
Le plus ancien
Le plus récent Le plus populaire

À lire aussi

L’Humain, l’IA, le Philosophe… et le sophiste

PhilosophieArticle

L’Humain, l’IA, le Philosophe… et le sophiste

Plongé dans une crise identitaire sans précédent, l'humain se trouve confronté à un double dilemme que séparent 2386 années d'histoire. Le premier fut déguisé et normalisé, le second fut imité et il est tout juste émergent. Ces deux dilemmes − distinguer le philosophe du sophiste, et la pensée humaine de l'échafaudage artificiel − posent des enjeux dont la résonance est si profonde que, paradoxalement, leur discernement commence par la résolution du second.

Igor Balanovski

L’IA a besoin de philosophes, mais un diplôme fait-il un philosophe?

PhilosophieArticle

L’IA a besoin de philosophes, mais un diplôme fait-il un philosophe?

Le cadre normatif est en pleine bascule. Les journaux américains, notamment «The Economist» et le «New York Times» illustrent le point d'entrée d’une des conversations les plus conséquentes du moment: les grands laboratoires d'IA recrutent des philosophes. Une nouvelle qui rend perplexes tant les ingénieurs que les philosophes de la spéculation. Mais que révèle cette tendance, et que devrait-elle changer dans la manière dont on choisit ses études?

Igor Balanovski

Quand la surstimulation nous éloigne du réel

PhilosophieArticle

Quand la surstimulation nous éloigne du réel

Habiter le réel à l’ère du flux d’information et de l’intelligence artificielle devient un enjeu central. Dans un environnement où l’expérience tend à être lissée, immédiate et sans friction, les rapports au temps, à autrui et à la pensée se transforment en profondeur. Ce déplacement interroge les conditions mêmes de l’apprentissage, mais aussi celles de notre présence au monde.

Yves Borgeaud

Le fossé cognitif s’élargit: l’IA évolue, mais nos questions suivent-elles?  

PhilosophieArticleLibre

Le fossé cognitif s’élargit: l’IA évolue, mais nos questions suivent-elles?  

A mesure que l’intelligence artificielle progresse, elle révèle moins ses propres limites que les nôtres. Un fossé cognitif se creuse entre ceux qui apprennent à questionner, comprendre et gouverner l’outil, et ceux qui s’en remettent à ses réponses. Plus qu’un défi technologique, l’IA impose une transformation profonde de notre rapport au savoir et à la responsabilité.

Igor Balanovski