Retour sur une sale guerre, entre réalité et imaginaire


Enquête sur la mystérieuse disparition d'un jeune reporter Bâlois durant la guerre en ex-Yougoslavie, «Chris the Swiss» d'Anja Kofmel arrive sur nos écrans auréolé de plusieurs sélections festivalières internationales.
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Seul long-métrage vraiment suisse invité à Cannes cette année, Chris the Swiss est un documentaire qui a également participé au festival du cinéma d’animation d’Annecy. Par quel tour de passe-passe? Une forme hybride encore peu usitée, mais ici employée avec un réel bonheur. Malgré son sujet grave – la sale guerre en ex-Yougoslavie et l’attrait qu’elle a pu exercer sur des jeunes têtes brulées – et sa forme austère – des séquences animées charbonneuses, toutes en noir, blanc et gris –, ce premier long métrage de la Bâloise Anja Kofmel est un must. «Tombeau» pour un cousin dont le destin tragique l’a hantée depuis ses 10 ans, ce film est aussi devenu une œuvre politique au sens fort, qui s’emploie à démontrer la complexité du réel et qui, par sa force poétique, résonne comme un avertissement de portée universelle. Entretien avec une cinéaste comblée, en pleine tournée nationale de promotion.



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