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«Le printemps du journalisme», côté alémanique

Norbert Creutz

Par Norbert Creutz · Publié le 1 mai 2018 · 2 min de lecture

«Le printemps du journalisme», côté alémanique
«Le Quatrième pouvoir» du Bernois Dieter Fahrer s’est donné le temps de poser un vrai regard. Que l’on ait apprécié ou non celui de Gonseth, ce film vaut le détour. - © Mira Fahrer

Après Frédéric Gonseth, le Bernois Dieter Fahrer livre à son tour son point du vue sur l'évolution actuelle du journalisme dans «Le Quatrième pouvoir». Un documentaire plus méditatif que combatif, mais d'autant plus intéressant. Entretien avant la première romande du mercredi 2 mai à Vevey qui sera suivie d'un débat sur le rôle des médias et leur importance dans la formation d’un esprit critique et citoyen avec Jacques Pilet.

Sommaire

La situation préoccupante des médias en Suisse a déjà inspiré dernièrement un film réalisé dans l’urgence par Frédéric Gonseth, Le Printemps du journalisme – dans lequel figurait le lancement de Bon pour la tête. Voici que sort en salles son pendant alémanique: Le Quatrième pouvoir (Die vierte Gewalt) du Bernois Dieter Fahrer (Thorberg). Un film à la réalisation plus soignée, dans la meilleure tradition documentaire d’Outre-Sarine, qui s’est donné le temps de poser un vrai regard. Et qui vaut donc le détour que l’on ait apprécié ou non celui de Gonseth. 

En suivant sur une longue durée la vie de quatre rédactions, celles du quotidien bernois Der Bund, du magazine d’information radio Echo der Zeit de la SRF, du jeune média en ligne Watson et enfin du journal indépendant en gestation Republik, il nous replonge au milieu de la tourmente: une mutation aux enjeux essentiels bien plus qu’une simple crise. Le tout sans oublier d’y ajouter une touche personnelle de nostalgie assumée et d’espoir inquiet. En pleine tournée nationale depuis sa présentation aux Journées de Soleure, Dieter Fahrer nous a répondu par téléphone, dans un excellent français. 

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