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Start-ups: le grand décrochage des cantons périphériques

Jade Albasini

Par Jade Albasini · Publié le 1 septembre 2017 · 7 min de lecture

Start-ups: le grand décrochage des cantons périphériques

Une carte des 50 start-ups suisses les mieux financées depuis 2015 fait ressortir de profondes disparités par région. En Suisse romande, aucune entreprise en développement des cantons de Fribourg, du Valais et du Jura n’apparaît dans ce classement dominé par les grands technopôles. Une analyse de la vitalité entrepreneuriale des terreaux. A nuancer?

Sur une carte de la Suisse, qui recense les 50 start-ups ayant levé le plus de fonds de fin 2015 à avril 2017, les cantons romands considérés comme périphériques – Valais, Jura et Fribourg – sont aux abonnés absents. Sans surprise, les success stories s’accumulent sur l’axe Genève-Lausanne-Zurich. Avec leurs écosystèmes performants – laboratoires, incubateurs, écoles polytechniques, chaires de recherche fondamentale et appliquée –, ils ont convaincu des investisseurs à hauteur de 1,4 milliard de dollars au total.  

Ce chiffre est tiré d’une étude exhaustive et téméraire sur les flux de financements, menée par Tatjana de Kerros, spécialiste en politique d’entrepreneuriat et capital-risque. Une mordue du climat start-up qui s’est fait la main dans l’environnement économique des pays du Golfe (lire son portrait ci-dessous). De retour dans son pays natal, elle a dressé une liste des écosystèmes régionaux en mesurant le trafic d’investissement. «Comprendre l’environnement et ses fluctuations permet aux entrepreneurs d’être guidées dans le meilleur hub – centre d’exploitation – en fonction de leur projet», précise la nouvelle employée du laboratoire d’innovation RicoLab à Zurich.

Une barrière à l’entrée de 1 million de dollars

Les déséquilibres géographiques sont palpables. Ce n’est pas à proprement parler une surprise, mais plutôt une confirmation concrète et cruelle. «Je ne dis pas qu’il n’y a pas une étendue de savoirs dans les régions qui ne sont pas dans le Top 50. Au contraire. Une grande différence persiste en revanche entre ces savoirs et leur implémentation sur le marché.»

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