A Gizeh, une datation controversée relance le mystère des pyramides

Publié le 12 février 2026

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Et si les pyramides de Gizeh étaient bien plus anciennes que ne l’affirme l’histoire officielle? Un ingénieur italien propose une nouvelle méthode de datation fondée sur l’érosion du calcaire et avance des âges qui bouleverseraient profondément la chronologie admise. Une hypothèse controversée, mais qui relance le débat sur l’un des plus grands mystères archéologiques de l’humanité.

Les pyramides du plateau de Gizeh, en Egypte, n’en finissent pas de susciter intérêt et controverses. L’énigme monumentale qu’elles représentent fascine bien au-delà des cercles avertis de l’égyptologie universitaire. La raison en est simple: les dates de construction, les commanditaires, la fonction exacte des monuments ainsi que les méthodes de construction utilisées demeurent encore largement sujets à débat. Autrement dit, les certitudes assénées dans les manuels scolaires relèvent plus du récit historique fictionnel que de la science.

Depuis une trentaine d’années, de nombreux spécialistes issus d’autres disciplines que l’égyptologie se sont penchés sur ces monuments emblématiques. Le dernier en date: Alberto Donini, un ingénieur italien affilié à l’Université de Bologne, en Italie. Début février, il a publié un rapport préliminaire proposant une nouvelle fourchette de datation des pyramides du plateau de Gizeh.

Donini a développé une nouvelle méthode de datation des structures monumentales basée sur la mesure comparative de l’érosion de blocs de pierre calcaire. Les pyramides du plateau de Gizeh n’ont en effet pas toujours présenté la même allure. Elles étaient autrefois recouvertes de pierres de parement en calcaire; les énormes blocs semblaient donc lisses et brillants. Au fil des siècles, les pierres ont été retirées et réutilisées pour d’autres constructions.

Les conclusions de Donini

Donini a travaillé sur quatre pyramides du plateau de Gizeh: les deux principales (Khéops et Khafré) et deux pyramides satellites dites «des Reines». Sa méthode repose sur un principe simple: comparer l’érosion entre deux surfaces d’un même bloc, dont l’une a été...

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