Une «relation amoureuse non déclarée avec une subordonnée» vient de coûter son poste au directeur de Nestlé. La multinationale argue de son code de conduite professionnelle. La «faute» semble pourtant bien insignifiante par rapport aux controverses qui ont écorné l’image de marque de la société au fil des ans.
Le directeur général de Nestlé, Laurent Freixe, a été licencié car il entretenait une «relation amoureuse non déclarée avec une subordonnée». Ce pourrait être un prétexte: durant son année de présidence – il est entré en fonction en septembre 2024 –, les résultats économiques de Nestlé n’ont pas été à la hauteur des attentes de la multinationale: le cours de l’action a nettement chuté. Le prédécesseur de Laurent Freixe, Ulf Mark Schneider, avait déjà été licencié parce que la croissance de Nestlé était jugée anémique.
Officiellement, la relation amoureuse «non déclarée» de Freixe a contrevenu au Code of Business Conduct de Nestlé, son code de conduite professionnelle qui concerne notamment l’intégrité, l’honnêteté et l’équité dont doivent faire preuve les employés. Voilà une occasion de reparler des controverses qui, au fil des ans, ont écorné l’image de marque et la conduite de Nestlé.
Lait en poudre et travail des enfants
Dans les années 1970, Nestlé a été fortement critiquée pour avoir promu des laits infantiles au détriment de l’allaitement maternel dans plusieurs pays en développement, ce qui a été associé à une augmentation de la mortalité infantile. Cette polémique a déclenché un boycott mondial lancé en 1977. (Source)






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