La «NZZ» a restitué la biographie d’un certain Franz Johann Irsigler, chirurgien neurologue qui, en 1948, opérait le cerveau de patients et patientes à la clinique universitaire de Zurich. Arrivé discrètement d’Allemagne à la chute du nazisme, il en avait été, dès le plus jeune âge, un fervent adepte.
Irsigler est parvenu à ce poste sur la recommandation de Hugo Krayenbühl, directeur de l’établissement, spécialiste notamment de la lobotomie. A ce chapitre, le collègue allemand qu’il admirait en connaissait un bout. A Berlin, Irsigler était médecin de l’armée et des SS. Il soignait les blessures des soldats atteints à la tête et menait des recherches personnelles. Décapitant des centaines d’animaux et explorant aussi à vif la matière grise de nombreuses personnes dites «débiles» qu’on lui confiait.
La police fédérale des étrangers, soupçonneuse, examine le cas de ce sans-papiers peu ordinaire. D’autant plus compliqué qu’il est né en Tchécoslovaquie, chez ce que les Allemands appelaient les Sudètes. Mais en 1949, il obtient un document d’identité qui lui permettra de voyager.




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