La fin de l’année et la fin du monde


La fin de l’année est toute proche, et si la fin du monde l’était tout aussi? Et si, au crépuscule de cette année 2022, avaient commencé les grandes tribulations qui feront de 2023 l’an terrible de la fin du monde? Plaisanterie à part, le sujet est sérieux. Loin des calculs faussement savants et des élucubrations fanatiques, Adrien Candiard aborde, dans «Quelques mots avant l’apocalypse», un regard sur notre monde et notre vie à la lumière de l’apocalypse.
Sommaire
«Il n’est guère d’époque où personne ne se soit cru contemporain de la fin des temps.»
Apocalypse?
Si l’on pense à l’apocalypse, on pense à de grandes catastrophes naturelles, à des mégalopoles en ruines, à la misère des survivants qui errent sur une Terre en agonie. Notre imaginaire est cinématographique. Le cinéma d’anticipation figure tant des mondes apocalyptiques qui approchent de la fin que des mondes postapocalyptiques où la vie reparaît tant bien que mal après un grand déluge.
Sans forcément le savoir, notre imaginaire est aussi biblique. Du livre de la Genèse, qui raconte le mythe du déluge dont s’est sauvé le personnage de Noé avec sa famille et des animaux de chaque espèce, jusqu’à l’Apocalypse, dernier livre de la Bible chrétienne qui raconte en symboles comment le monde actuel sera détruit et comment le Christ reviendra, en passant par les livres des prophètes Daniel ou Isaïe qui racontent leurs visions d’un paradis qui succèdera à la destruction de ce monde, un paradis où «le loup et l’agneau paîtront ensemble» (Is 11,6).




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