
Trois questions dérangeantes
Le journaliste et économiste célèbre à Zurich Werner Vontobel interpelle l’OFSP dans le Blick avec trois questions de citoyen qui réfléchit et s’étonne.

Le journaliste et économiste célèbre à Zurich Werner Vontobel interpelle l’OFSP dans le Blick avec trois questions de citoyen qui réfléchit et s’étonne.

Enterrer 2020 et enfin tourner la page... Les attentes sont immenses, en ces derniers jours de l’année. Et il est permis de rêver. La réalité est plus prosaïque: il faudra du temps. Le vaccin est porteur de tous les espoirs mais son déploiement à l’échelle planétaire présage déjà des tensions, souligne les inégalités et perpétue les injustices entre les riches et les pauvres du monde. Revue de presse.

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Le chocolat sous toutes ses formes est un plaisir. Mais le produit que l’on déguste aujourd’hui est très différent de celui qui était disponible en Europe, en provenance d’Amérique du Sud, vers le XVIe siècle. Il n'empêche qu'au-delà de ses vertus gourmandes, le chocolat, lorsqu'il est noir, peut faire du bien à la santé

La santé est la seule branche de l’économie à n’avoir pas fait sa révolution digitale. C’est le McKinsey Global Institute qui le dit. Aux États-Unis, le fossé entre la santé d’un côté et de l’autre le reste de l’économie, depuis les courses en épicerie jusqu’à l’hôtellerie, à la finance et aux réservations de vols, ne s’est pas comblé en vingt ans. 70% des hôpitaux américains (et nombre d’hôpitaux suisses, comme on a pu s’en apercevoir) continuent de communiquer par courrier postal et fax les compte-rendus aux patients et entre confrères. Une catastrophe, si une situation d’urgence sanitaire mondiale se déclarait... Et elle s’est déclarée.

C’est la curiosité qui agite ces derniers jours la Confédération. Les cantons romands enregistrent quatre fois plus de cas de coronavirus et dix fois plus d’hospitalisations que leurs voisins alémaniques. En bons champions européens des contaminations au Covid-19, les «Welsch» sont pointés du doigt. La réalité est à la fois plus complexe et plus surprenante. Résumé des derniers épisodes.
Le ô combien regretté Guy-Olivier Segond, grand homme politique de la République genevoise, aimait dire que dans cet art, il ne faut pas céder aux émotions. Regarder les faits, y compris ceux qui dérangent, les rapports de pouvoir, mener la barque avec calme. Surtout ne pas céder aux tempêtes passionnelles. Que sa sagesse nous manque ces temps-ci. Alors que des ministres, particulièrement en France, chez nous aussi, s’emportent et admonestent leurs contradicteurs.

Sa recette remonte à la nuit des temps. Pline le Jeune (61-115 av. JC) avait observé, déjà, les peuplades celtes s’enduire les cheveux d’une mixture «préparée à partir de suif et de cendres»... mais le Romain n’en avait pas immédiatement saisi l’utilité. Il faut dire que le savon, car c’est de cela qu’il s’agit, combine, dans sa composition, deux éléments peu ragoûtants, la cendre et la graisse animale, et s’auréole d’un véritable miracle chimique.
Les nouvelles transmises par les médias suisses sont inquiétantes. Tant du point de vue des infrastructures que du personnel, notre système de santé révèle des faiblesses que l'on n'imaginait pas. Qui est responsable de cette situation? Le comportement «irresponsable» des Suisses face à la pandémie? Le risque de surcharge du système hospitalier ne résulterait-il pas plutôt des optimisations subies par notre système de santé?


«Il n’est pas question de propagande pro-cigarette dans cet article», tient à préciser l’auteur. Pas de propagande, non, mais une réflexion un brin provocante sur ce que représente le fait de fumer aujourd’hui alors que la pandémie impose de nouvelles normes sanitaires, de nouveaux comportements. «Il s’agit de voir en quoi cette bonne vieille clope est devenue, à l’ère covid, l’une des dernières résistances au sanitairement correct».

Suivre l’actualité, c’est bien. Retrouver les articles d’hier peut être intéressant aussi. Plongée dans la presse romande de janvier 2017. Quand sévissait la grippe… Comparaison n’est pas raison. Mais nos trous de mémoire donnent à penser. Sans nier la gravité de l’actuelle pandémie.

Le 11 août dernier, la Russie a surpris tout le monde en annonçant avoir déposé le premier vaccin contre le coronavirus, Sputnik V, développé par l’Institut national de recherche en épidémiologie Gamaleïa. Des dizaines de milliers de volontaires étaient appelés à participer à la «phase III», le test grandeur nature du vaccin. Svetlana Reiter, envoyée spéciale à Moscou pour le média russe d’opposition Meduza, basé à Riga en Lettonie, a décidé de participer à l'essai. Depuis près de deux mois maintenant, elle tient un journal quotidien de l’expérience.