Le mystère du Coronagraben


C’est la curiosité qui agite ces derniers jours la Confédération. Les cantons romands enregistrent quatre fois plus de cas de coronavirus et dix fois plus d’hospitalisations que leurs voisins alémaniques. En bons champions européens des contaminations au Covid-19, les «Welsch» sont pointés du doigt. La réalité est à la fois plus complexe et plus surprenante. Résumé des derniers épisodes.
Sommaire
Comme si la crise sanitaire, sociale, économique et psychologique ne suffisait pas, depuis l’annonce de la réintroduction de restrictions dans les cantons francophones, pour tenter d’endiguer la deuxième vague qui submerge les hôpitaux de Suisse occidentale, les tensions entre Romands et Alémaniques s’exacerbent.
Emblématique de la circonspection avec laquelle on considère, entre autres depuis Bâle, la situation en Suisse francophone, le Basler Zeitung souligne ironiquement que nulle part ailleurs, dans le pays, qu’en Suisse romande, les mesures ne sont plus strictes… et que nulle part ailleurs, l’incidence du virus n’est plus élevée.
Tentatives d’explication
Le Coronagraben est l’objet de toutes les interrogations. «C’est un des mystères de ce virus», admet la responsable de la Section contrôle de l’infection de l’OFSP, Virginie Masserey. Les hypothèses fusent, des spécialistes au café du commerce, et les clichés y vont bon train. Mme Masserey évoque poliment des «facteurs culturels».




Commentaires
Les commentaires sont les bienvenus ! Pour préserver la qualité des échanges, merci de respecter notre charte des commentaires.