L’agrochimie, ses scandales et la facture collective


Du paraquat aux pesticides exportés malgré leur interdiction en Suisse, l’histoire de Syngenta est jalonnée de controverses. Derrière la puissance économique de l’agrochimie, qui assume les conséquences sanitaires et environnementales de ses activités ? Et si l’on changeait de paradigme ? Deuxième volet de notre enquête sur les façons dont Syngenta noie le poison.
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Syngenta noie le poison – 2/2
L’industrie de l’agrochimie est née de l’industrie de la guerre. À l’issue de la seconde guerre mondiale, les ingénieurs de l’armement ont effectué une sorte de reconversion professionnelle et les produits de la guerre ont été recyclés dans notre agriculture, déplaçant l’espace du champ de bataille mortel dans nos campagnes, colonisant nos corps et nos esprits.
L’histoire des industries, spécifiquement de la chimie, faisant la fierté et la richesse de la Suisse, est émaillée de scandales de pollutions. Nos nappes phréatiques, fleuves, rivières et lacs sont contaminés par des produits nocifs pour notre santé, conséquence de la croyance technosolutionniste que ces mêmes molécules allaient protéger ou guérir des maladies, nos cultures et nos corps. Ainsi fragilisés, nos organismes nécessiteraient toujours plus de nouveaux traitements chimiques aux promesses miraculeuses et aux conséquences sanitaires bien documentées scientifiquement. Le cercle devient vicieux.




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