Alors que les guerres se prolongent et changent de visage, la Suisse persiste dans des choix militaires contestés et coûteux: retards de livraison, impasses technologiques, dépendance aux fournisseurs américains, etc. Au Département fédéral de la défense, l’heure ne semble pas à la remise en question. Plutôt l’inverse. Quant à son chef, Martin Pfister, sa formation d’historien devrait le rendre particulièrement attentif aux bouleversements actuels. Or, s’il l’est, il le cache bien.