Littérature

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La boîte à outils de Dantzig  n’est (très) utile qu’à l’inutile

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La boîte à outils de Dantzig n’est (très) utile qu’à l’inutile

Après son mémorable «Dictionnaire égoïste de la littérature française», prodige de lecture sensible frottée de poésie, mais aussi de mille propos personnels piquants, bienvenus, impertinents voire exaspérants de mauvaise foi, l’écrivain, en poète plutôt qu’en théoricien, nous propose un nouvel inventaire, pléthorique et atypique, de la réalité transformée par la Littérature.

Jean-Louis Kuffer

Amélie et Zadie pratiquent la même sorte d’humour panique

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Amélie et Zadie pratiquent la même sorte d’humour panique

Quoi de commun entre Amélie Nothomb et Zadie Smith? Plus qu’on ne croirait au premier regard, et d’abord par leur façon de dépasser le premier degré banal du «récit de vie», par l’imagination et la magie du langage, l’originalité du point de vue et un sens du tragique que leur écriture, déjouant le pathos moralisant, irrigue de vitalité et de fantaisie légère ou plus grave. La preuve par la lecture parallèle de «Premier sang» et «Grand Union», leurs derniers livres...

Jean-Louis Kuffer

L’ami Roland boit la ciguë ou la mort d’un moineau perdu…

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L’ami Roland boit la ciguë ou la mort d’un moineau perdu…

A la veille de ses 80 ans, le chroniqueur et polygraphe Roland Jaccard, qui avait publié deux nouveaux livres depuis le début de l’année, dont son journal 1983-1988 comptant 834 pages et intitulé «Le Monde d’avant», a choisi de mettre fin à ses jours, à l’imitation de sa mère autrichienne et de son père vaudois. Esprit libre s’il en fut, hédoniste posant au cynique désabusé en dépit de sa vibrante porosité sensible et de son humour jamais en défaut, notre ami Roland laisse, par-delà son important travail de passeur-éditeur, une œuvre personnelle d’une rare vivacité, qui fera date par son style. Mais que fut donc son «monde d’avant»?

Jean-Louis Kuffer

Une nouvelle traduction pour redécouvrir Kafka

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Une nouvelle traduction pour redécouvrir Kafka

Les Editions Folio proposent aujourd’hui la traduction intégrale des journaux de Kafka, soit douze cahiers couvrant les années 1909 à 1923. Ils contiennent des observations de la vie quotidienne, des rêves, des visions, des réflexions… Des cahiers hantés par l’impossibilité d’écrire tout autant que de l’impossibilité ne pas écrire

Yves Tenret

L’hypertexte de Muños Molina tient de l’auberge espagnole

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L’hypertexte de Muños Molina tient de l’auberge espagnole

Aspirant à composer «le grand poème du siècle», le romancier espagnol devient Un promeneur solitaire dans la foule, dont les errances fécondes recoupent celles de Frédéric Pajak et de Paul Nizon ou de Roland Jaccard, entre autres contemporains, avec des révérences aux grandes ombres d’Edgar Allan Poe et de Charles Baudelaire, du Juif errant Walter Benjamin ou d’Emily Dickinson l’ange puritain, et l’incitation générale à «écrire» ce livre en le lisant.

Jean-Louis Kuffer

Entre Billy et Jonathan, Fedora nous tend son miroir

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Entre Billy et Jonathan, Fedora nous tend son miroir

Dans un roman qui a le charme brillant et la profonde malice des comédies de Billy Wilder, Jonathan Coe fait revivre celui-ci par la voix d’une femme subissant, un peu comme la fameuse Fedora mais sans mélo, un début de vieillissement, lequel est aussi celui du cinéaste et du romancier – et le nôtre à toutes et tous. Un superbe roman à lire si possible après avoir vu le film qui l’inspire…

Jean-Louis Kuffer

Les animaux du bois sacré s’abreuvent à la même source

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Les animaux du bois sacré s’abreuvent à la même source

Mélange d’obscures figures et de lumière épurée, la poésie est parfois la voie de la connaissance la plus profonde. La Fontaine est à relire d’une œil neuf, grâce à Michel Serres, et deux artistes-poètes reprennent le chemin de l’animalité sublimée, à la suite de Leonora Carrington. Avec un clin d’œil à Montaigne, qui a fait le bilan de l’«hommerie»…

Jean-Louis Kuffer

Incardona peint en très noir un monde qu’il rêve meilleur

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Incardona peint en très noir un monde qu’il rêve meilleur

Après Joël Dicker, Quentin Mouron et quelques autres, Joseph Incardona, dans son étonnant dernier roman, «La soustraction des possibles», prouve que l’on peut jouer avec les codes et stéréotypes du roman noir ou du thriller d’investigation sociale sans se détourner d’un certain héritage culturel ou littéraire romands, au point de nous faire croire qu’une mafieuse corse puisse s’enticher follement des romans de Ramuz, entre autres intuitions prometteuses…

Jean-Louis Kuffer