A l’ère de la contraction matérielle, la question de la pérennité du capitalisme ne se pose plus seulement en termes idéologiques: elle se heurte à un ensemble de limites physiques. La raréfaction des ressources bon marché modifie les rapports de force et redessine les cartes. Déstabilisées par l’émergence de ce nouvel ordre mondial, les démocraties libérales s’enlisent progressivement dans une dérive autoritaire, voire fascisante. La vieille Europe n’échappe pas à cette dynamique, mais possède des ressources intellectuelles et culturelles qui pourraient lui permettre d’envisager le futur autrement.