
Quand le roi des Belges et le père de Tintin tournent un film au bord du Léman, Grock s’exclame: «Sans blâââgue!?»
La pesante réalité se trouve dépassée par la dansante fiction du dernier roman de Patrick Roegiers, «Le roi, Donald Duck et les vacances du dessinateur», qui est à la fois un film et son propre making of, une BD verbale aussi claire que le 20e siècle fut obscur, un retour aux sources du dessin animé et des premiers rêves hollywoodiens, un portrait amical de la Suisse aux clichés savoureusement sublimés, une façon pacifiée de revisiter les pesanteurs humaines en temps de guerre, un hommage à Tintin le vertueux avec la malice de Quick et Flupke et autres Marx Brothers, un festival de trouvailles drolatiques parsemé d’interjections à valeur de sous-titres: chic et chouette, quel talent!








