Hommage

Edgar Morin, ou l’urgence de la pensée complexe

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Edgar Morin, ou l’urgence de la pensée complexe

Le décès du sociologue et philosophe Edgar Morin, le 29 mai dernier, à l’âge de 104 ans, marque la disparition d’un des grands penseurs de notre temps. Mais il met aussi en lumière, peut-être plus encore qu’auparavant, l’actualité de son œuvre, qui nous encourage au dialogue afin de croiser les points de vue. Cet hommage au philosophe et à sa pensée nous est proposé par Yves Borgeaud.

Yves Borgeaud 4 juin 2026 14 min de lecture

Jean-Louis Porchet ou la passion créatrice

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Jean-Louis Porchet ou la passion créatrice

Le Lausannois et producteur de films est décédé à 76 ans. Il laisse derrière lui, outre de nombreux films renommés, le souvenir d’un homme audacieux et passionné dont la force de conviction venait à bout de tous les défis. Un exemple inspirant pour la culture suisse.

Jacques Pilet

Hommage à Dick Marty et John Pilger

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Hommage à Dick Marty et John Pilger

Il me semble utile de revenir sur la mort de Dick Marty. D’une part parce que les hommages qui lui ont été rendus n’ont pas été à la hauteur de ses mérites. Mais aussi parce que je m’en veux de ne pas avoir tenu ma promesse de lui rendre visite au printemps dernier.

Guy Mettan

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Alexandre Adler: le volcan s’est éteint

Qui s’intéresse à l’histoire, à la géopolitique, n’a pu passer à côté du phénomène. Alexandre Adler était plus qu’un grand érudit, un essayiste, un journaliste, un écrivain, un brillant causeur. C’était un volcan intellectuel crachant mille flammes éclairantes, pas mal de scories aussi. Et voilà qu’au moment de sa mort, à 72 ans, paraît un livre d’entretiens qu’il signe avec le journaliste romand Jean-Christophe Aeschlimann.

Jacques Pilet

A Miss.Tic, cette lettre écrite poche restante

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A Miss.Tic, cette lettre écrite poche restante

Chère Miss.Tic, vous étiez ma voisine à la Butte-aux-Cailles, village parisien, ilot de verdure et de petits immeubles où chante toujours le Merle Moqueur du Temps des Cerises, réserve de vieux bistrots au cuir boucané. Vous y avez gravé sur ses murs au pochoir, votre âme. Et la voilà partie ailleurs, dimanche. Je n’avais jamais osé frapper à la porte de votre atelier. Maintenant, c’est trop tard.

Jean-Noel Cuénod

L’ami Roland boit la ciguë ou la mort d’un moineau perdu…

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L’ami Roland boit la ciguë ou la mort d’un moineau perdu…

A la veille de ses 80 ans, le chroniqueur et polygraphe Roland Jaccard, qui avait publié deux nouveaux livres depuis le début de l’année, dont son journal 1983-1988 comptant 834 pages et intitulé «Le Monde d’avant», a choisi de mettre fin à ses jours, à l’imitation de sa mère autrichienne et de son père vaudois. Esprit libre s’il en fut, hédoniste posant au cynique désabusé en dépit de sa vibrante porosité sensible et de son humour jamais en défaut, notre ami Roland laisse, par-delà son important travail de passeur-éditeur, une œuvre personnelle d’une rare vivacité, qui fera date par son style. Mais que fut donc son «monde d’avant»?

Jean-Louis Kuffer

Philippe Jaccottet par delà les eaux sombres

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Philippe Jaccottet par delà les eaux sombres

Révérence amicale au poète (1925-2021), qui vient d'être délivré du poids du monde. C'était un des derniers grands poètes de langue française que Philippe Jaccottet, dont l’œuvre fut la première, d'un auteur romand vivant, à faire son entrée dans la prestigieuse collection de La Pléiade.

Jean-Louis Kuffer

Merci à toi, Francis, et à ton talent fou

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Merci à toi, Francis, et à ton talent fou

Le cinéaste décédé ce vendredi au petit matin a marqué l’histoire du cinéma suisse mais bien plus que cela: toute une époque de ce bout de pays et au-delà. Eruptif, fantasque, rebelle, d’une créativité sans relâche, Reusser faisait tache dans le paysage culturel. Et on lui dit un immense merci. Triste et un peu coupable de ne pas le lui avoir dit avant qu’il ne se retrouve dans une caisse en bois.

Jacques Pilet

Les femmes désirantes d’Andrea Camilleri

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Les femmes désirantes d’Andrea Camilleri

Il n’y a pas que le commissaire Montalbano dans la production littéraire de l’écrivain sicilien récemment disparu. Invitation à découvrir «Femmes», un délicieux petit bouquin largement autobiographique: on y découvre des Italiennes très entreprenantes face aux joies du sexe, longtemps avant 1968.

Anna Lietti

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Hommage à Valérie Boagno, bâtisseuse de presse

Ce vendredi, amis, amies, connaissances et ex-collègues de Valérie Boagno, décédée à 54 ans du cancer, la fêteront lors d’une cérémonie «laïque, heureuse et musicale». Seuls les professionnels de la branche le savent: cette femme a marqué pour le meilleur le paysage de la presse romande. A «L’Hebdo», au «Nouveau Quotidien» et au «Temps». Ses titres de directrice commerciale puis de directrice du journal ne suffisent pas à dire le rôle qu’elle a joué dans ces publications. En réalité, elle en fut la flamme vive, inventive, infatigable. Celles et ceux qui travaillèrent avec elle ne l’oublieront pas. Puissent les historiens des médias, demain, se souvenir aussi d’elle. Hommage personnel.

Jacques Pilet

Pierre Leuzinger, l’homme qui étreint bien tout ce qu’il embrasse

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Pierre Leuzinger, l’homme qui étreint bien tout ce qu’il embrasse

Journaliste, écrivain, dessinateur, navigateur polyglotte et observateur aigu de l’Histoire en marche, Pierre Leuzinger est mort. Avec ses «Humeurs», publiées dès le premier numéro de «L’Hebdo» en 1981 et ponctuellement chaque semaine pendant près de vingt ans, il fut le pionnier, dans la presse romande, d’un genre nouveau: celui de la chronique «sociétale». Voici un portrait de lui paru dans «Le Nouveau Quotidien» en 1992, à l’occasion de la publication d’une sélection de ses chroniques.

Anna Lietti

Dominique Noguez, l’Ami perdu…

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Dominique Noguez, l’Ami perdu…

Après la mort de Clément Rosset, celle de Dominique Noguez. Lui aussi venait chez Yushi, ma cantine japonaise. Et nous avions travaillé ensemble pour un autre ami, Frédéric Pajak. Nous nous retrouvions avec une joyeuse équipe (Frédéric Pagés, Denis Grozdanovitch, Arnaud Le Guern, Frédéric Schiffter) au premier étage d’un restaurant chinois pour préparer les numéros de: «L’Imbécile». Pajak était un tyran dont nous nous accommodions fort bien. Et Noguez pratiquait un humour décalé et macabre qui me ravissait. J’avais il y a bien longtemps publié un de ses meilleurs livres: «Ouverture des veines et autres distractions» qui, passé inaperçu en France, avait connu un beau succès en Russie.