Histoire

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La finance est-elle végane?

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La finance est-elle végane?

Si Keynes expliquait l’irrationnel de l’économie par les esprits animaux des investisseurs, c’est un véritable zoo qui s’est depuis développé dans la finance. Des mammifères aux poissons, en passant par les animaux magiques, la Wall Street s’apparenterait presque à une iconographie animalière. Voyage au cœur du jargon pas de la faune boursière.

Eugénie Rousak

Peintres de la vie moderne

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Peintres de la vie moderne

Avant que d’être le poète scandaleux des «Fleurs du Mal», Charles Baudelaire, dont on célèbre cette année le bicentenaire, a beaucoup écrit sur l’art. Durant toute sa vie, il n’a jamais cessé de fréquenter les ateliers. Comme plus tard Guillaume Apollinaire, grand admirateur de Picasso, qui fit beaucoup pour la reconnaissance du cubisme, Baudelaire s’employa avec une égale passion à imposer les peintres de son temps, Delacroix, Courbet, Manet. Et de se faire à travers eux le chantre d’une nouvelle manière de voir, d’une nouvelle façon d’appréhender ce qu’il appelle «l’héroïsme de la vie moderne.»

Olivier Meuwly: «Troxler incarne le versant romantique du radicalisme»

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Olivier Meuwly: «Troxler incarne le versant romantique du radicalisme»

Dans la nouvelle et belle collection «Presto» des Editions InFolio, collection mettant en lumière des personnages ou thèmes suisses, l’historien Olivier Meuwly consacre une biographie politique à un homme du XIXe siècle du même parti que lui: le radical Ignaz Troxler (1780-1866). Peu connu de notre côté de la Sarine, ce médecin, philosophe et pédagogue natif de Lucerne a beaucoup de choses à nous dire sur la société d’aujourd’hui selon l’historien, qui nous en dit un peu plus dans cet entretien.

Jonas Follonier

Grandeur et décadence du glam rock

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Grandeur et décadence du glam rock

Si à la fin des années 60 le rock se prend très au sérieux, au début des années 70 débarque le glam, qui va réhabiliter l'hystérie collective dans le rock'n'roll. C'est ce que raconte la première publication des Editions Audimat, «Le Choc du glam» du critique anglais Simon Reynolds. A lire en écoutant David Bowie, Alice Cooper ou The Sweet.

Yves Tenret

Le roman de la peinture

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Le roman de la peinture

Ce devait être l’un des événements-phares de l’automne et de l’hiver parisien, l’exposition «Matisse, comme un roman» au Centre Georges Pompidou. Une rétrospective réunissant quelque deux-cent-trente œuvres de l’artiste de Cimiez à l’occasion des cent-cinquante ans de sa naissance. Las, la Covid en a décidé autrement. Reste le roman, justement. L’ouvrage consacré par Aragon au peintre prodigieux de La Danse et de la série Jazz et qui sert de prétexte à l’exposition. Ce livre inclassable, Henri Matisse, roman, qui m’accompagne depuis sa parution en 1971, réédité il y a quelques années dans la collection Quarto.

Quand la Suisse fournissait des baraques à Dachau

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Quand la Suisse fournissait des baraques à Dachau

Article troublant dans la NZZ. Titre: «Deal explosif avec les SS: comment la Suisse livrait des baraques pour les camps de concentration pendant la Seconde guerre mondiale». L’affaire suscita l’émoi en 1945. Une procédure fut engagée mais n’aboutit pas. Un des maillons de l’opération n’était autre que le fils du général Guisan.

Antoine Thibaut

La propre histoire du savon

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La propre histoire du savon

Sa recette remonte à la nuit des temps. Pline le Jeune (61-115 av. JC) avait observé, déjà, les peuplades celtes s’enduire les cheveux d’une mixture «préparée à partir de suif et de cendres»... mais le Romain n’en avait pas immédiatement saisi l’utilité. Il faut dire que le savon, car c’est de cela qu’il s’agit, combine, dans sa composition, deux éléments peu ragoûtants, la cendre et la graisse animale, et s’auréole d’un véritable miracle chimique.

Marie Céhère

Avec Nerval dans le Valois

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Avec Nerval dans le Valois

Rendant hommage à Gérard de Nerval dans le Mercure de France, Guillaume Apollinaire le qualifie d’«esprit charmant » et ajoute, «je l’eusse aimé comme un frère.» Ce cri du cœur, je pourrais le faire mien. Nerval figure en effet parmi ces très rares écrivains et artistes pour lesquels, par-delà l’œuvre, j’éprouve quelque chose de plus que de l’admiration, une forme d’affection. Sentiment que je retrouve chaque fois que je relis Les Filles du feu. En particulier Sylvie, qui prend pour cadre ce Valois si cher à l’auteur.

«Mussolini a aussi fait de bonnes choses…» Vraiment?

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«Mussolini a aussi fait de bonnes choses…» Vraiment?

Attention! Mussolini a aussi fait de bonnes choses…» L’expression n’est pas rare en Italie. Elle l’est d’autant moins que de nombreux Italiens se montrent nostalgiques du Duce. Et il n'y a pas qu'en Italie qu'un certain nombre de personnes rêve de fascisme. Ah! L’ordre, la discipline, la grandeur! C’est tout ce dont on aurait besoin en ces temps de troubles. Quoique…

Loris Salvatore Musumeci

Parce que c’était elles

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Parce que c’était elles

Elle est la Zaza des «Mémoires d’une jeune fille rangée». Elisabeth Lacoin fut la grande amie de jeunesse de Simone de Beauvoir jusqu’à sa disparition brutale à l’âge de vingt et un ans. Jamais l’écrivain – comme Marguerite Duras, Simone de Beauvoir tenait à ce masculin – ne l’oublia et c’est en partie pour lui redonner vie qu’elle entreprit de raconter ses souvenirs. Initialement, Zaza apparaissait dans ce magnifique roman que sont «Les Mandarins». Mais Simone de Beauvoir en retrancha finalement les pages la concernant. Elle lui consacra aussi une nouvelle, restée inédite, qui paraît aujourd’hui sous le titre «Les inséparables».

Le journaliste le plus suivi et le plus controversé

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Le journaliste le plus suivi et le plus controversé

Vous ne sauriez croire comme c’est merveilleux de finir sa vie comme journaliste. Grâce au journalisme, je suis encore dans la vie. Sans le journalisme je serais, comme tant d’hommes de mon âge, sur une voie de garage.» Ces propos, tenus devant la presse étrangère à Paris en 1963, sont de François Mauriac. Depuis dix ans, le romancier s’est mué en chroniqueur incisif de la vie politique au fil de ses fameux Bloc-Notes – ils viennent d’être réédités. De Gaulle, qui, comme Mauriac, disparaîtra en 1970, n’a pas alors de plus sûr soutien. Tandis que pour l’écrivain, ce nouveau rôle s’apparente à une seconde carrière, sinon une seconde vie.