Coronavirus

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La mondialisation, cette coupable idéale

ÉconomieArticleLibre

La mondialisation, cette coupable idéale

Certains semblent avoir trouvé le bouc émissaire idéal pour lui faire supporter la responsabilité de la situation actuelle: la mondialisation. Les humains auraient péché par leur volonté d’ouvrir leurs nations au commerce mondial. Pourtant, une analyse un tant soit peu sérieuse donne tort à cette accusation simpliste. Les échanges internationaux, le flux des capitaux, la recherche intercontinentale favorisent la santé de façon manifeste. Là où l’on peut être critique, c’est sur la capacité d’anticipation de nos pays, en termes de stockage de matériel sanitaire par exemple. Gare, donc, au recours à plus d’Etat et moins d’ouverture: s’il peut faire partie de la solution, l’Etat est avant tout une partie du problème.

Jonas Follonier

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Le baril pour moins que rien

C’est l’indicateur préféré des amateurs de fin du monde. La marchandise la plus importante et stratégique de nos sociétés a perdu en quelques heures toute sa valeur, dans le contexte très particulier de baisse de la demande dû à la situation sanitaire. Mécaniquement, cela était prévisible. Mais que la chose ait vraiment eu lieu est impressionnant. Explications.

Marie Céhère

Le journalisme en mode pandémique: «embedded», complaisant et incapable d’informer le débat démocratique

GéopolitiqueArticleLibre

Le journalisme en mode pandémique: «embedded», complaisant et incapable d’informer le débat démocratique

Un exécutif dont les conférences de presse sont accessibles uniquement en streaming et lors desquelles les seules questions que les journalistes ont le droit de poser sont celles qu’ils ont envoyées au moins une heure à l’avance par e-mail. Des points de presse du gouvernement auxquels seule une poignée de correspondants est autorisée à se rendre en personne. Des journalistes qui doivent obtenir une permission de la police pour interviewer des médecins et sont escortés par un agent durant leur travail. Ces instantanés ne sont tirés ni d’une science-fiction dystopique, ni d’un rapport dénonçant les conditions imposées aux journalistes par un autocrate: ils décrivent la nouvelle normalité des médias suisses à l’époque du coronavirus.

Bon pour la tête

L’éternelle loi plus vieille que le monde

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L’éternelle loi plus vieille que le monde

Nous vivons les mots quand ils sont justes», écrit Jean Giono dans Refus d’obéissance, pamphlet paru en 1937 dans une collection baptisée Tracts de la NRF. Collection qu’Antoine Gallimard a décidé l’an dernier de ressusciter sous forme de textes brefs, quelques pages seulement, intitulés depuis la pandémie Tracts de crise. Il en paraît un chaque jour, téléchargeable gratuitement. Car c’est bien de mots dont nous avons besoin aujourd’hui pour nommer ce que nous vivons. J’en ai choisi trois, signés Régis Debray, Sylvain Tesson et Marion Muller-Colard.

A l’école des soumis

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A l’école des soumis

C’est un fait unique dans l’Histoire. Tout un peuple, si attaché aux libertés, obéit docilement aux ordres et injonctions d’un pouvoir aujourd’hui sans contre-pouvoirs. L’école des soumis. Ceux-ci, il est vrai, pour la grande majorité, se portent volontaires, convaincus. Puisque tout est décidé pour notre bien. La stratégie choisie interfère jusque dans notre intimité. Nous n’avons d’autre choix que d’aller jusqu’au bout. Cela interdit-il le débat? Y aurait-il une autre façon de faire? Est-il encore permis de critiquer certaines applications pratiques aberrantes?

Jacques Pilet

Covid-19: le cas du Liechtenstein

SantéArticleLibre

Covid-19: le cas du Liechtenstein

Presque aucune personne infectée par le Covid-19 jusqu’à présent au Liechtenstein. Le Tages-Anzeiger nous informe que les habitants de la principauté doivent maintenant porter un bracelet électronique. Mais pourquoi diable? Parce qu’il y a si peu de cas détectés qu’on en vient à perdre la trace du virus… Sacré coronatruc.

Jonas Follonier

CultureArticleLibre

Wuhan: la voix de la quarantaine

L’auteure chinoise Fang Fang rédige depuis fin janvier son journal de confinement depuis Wuhan, où elle vit. Un affront pour nombre de ses compatriotes, qui perçoivent ce témoignage comme une trahison faite à la nation.

Marie Céhère