Reset!
J’ai enfin la force d’écrire ton prénom, Fatiha. Mais pas encore celle de publier ta photo.
J’ai enfin la force d’écrire ton prénom, Fatiha. Mais pas encore celle de publier ta photo.
Marre de ne pas être aimé? De n'avoir que peu d'amis sur Facebook? Que seuls trois pelés et deux tondus qui vous suivent sur Twitter? La solution est simple: achetez!

S 'ouvrir à la surprise de la redécouverte littéraire, artistique; changer de longueurs d’onde, prendre du champ, bref: se montrer in#actuel. Autrement dit, indocile. Une autre façon encore d’aborder l’actualité.

Une famille musulmane vient d’être amendée pour avoir refusé d’envoyer ses enfants chanter des chants de Noël à l’église. Mais l’école de Dietikon (ZH) n’aurait jamais dû obliger les élèves à se rendre dans un lieu de culte, estime Denis Masmejan. La laïcité, ce n’est pas que pour les «autres».

En contraste avec les mornes mille pages nouvelles des Microfictions 2018 de Régis Jauffret, d’une noirceur complaisante qui tourne au gris sale, la série anglaise «Black Mirror» illustre une façon bien plus inventive d’approcher les réalités actuelles les plus inquiétantes.

Chronique animée, pluriculturelle et mégalangagière, par Anna Lietti, Johanna Castellanos (dessins), Régine et Gilles (direction digitale et créative Richterbuxtorf) et Vincent Dubuis pour l'illustration sonore.

Dans son dernier opus dont le titre, Et vous avez eu beau temps? est déjà tout un programme, l’auteur de La première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules poursuit son travail d’observateur stylé de ses contemporains et de leur façon de parler, avec autant de vivacité lucide que d’humour plus débonnaire. Un régal doux-acide.

Tandis que la Suisse officielle dit se réjouir de recevoir Donald Trump à Zurich et Davos, avec ses six avions, trois hélicoptères, quatre limousines blindées, une ambulance, quinze autres véhicules et une suite de quelques centaines de personnes, aux Etats-Unis le peuple démocrate ne désarme pas.
Louise Anne Bouchard est écrivain, scénariste, photographe. D'origine québécoise, elle vit depuis près de vingt ans sur les bords du Léman.

S'ouvrir à la surprise de la redécouverte littéraire, artistique; changer de longueurs d’onde, prendre du champ, bref: se montrer in#actuel. Autrement dit, indocile. Une autre façon encore d’aborder l’actualité.

Non, le sérieux n'est pas toujours là où l'on croit. Cette chronique d'Anna Lietti paraît tous les mois dans 24heures.

La pesante réalité se trouve dépassée par la dansante fiction du dernier roman de Patrick Roegiers, «Le roi, Donald Duck et les vacances du dessinateur», qui est à la fois un film et son propre making of, une BD verbale aussi claire que le 20e siècle fut obscur, un retour aux sources du dessin animé et des premiers rêves hollywoodiens, un portrait amical de la Suisse aux clichés savoureusement sublimés, une façon pacifiée de revisiter les pesanteurs humaines en temps de guerre, un hommage à Tintin le vertueux avec la malice de Quick et Flupke et autres Marx Brothers, un festival de trouvailles drolatiques parsemé d’interjections à valeur de sous-titres: chic et chouette, quel talent!