capitalisme

Stop au néolibéralisme libertarien!
Sur les traces de Jean Ziegler, le Suisse et ancien professeur de finance Marc Chesney publie un ouvrage qui dénonce le «capitalisme sauvage» et ses conséquences désastreuses sur la nature, le climat, les inégalités sociales et les conflits actuels. Il fustige les dirigeants sans scrupules des grandes banques et des entreprises technologiques américaines, et relève la corruption académique des professeurs d’économie.

Les manchots de l’Antarctique vont passer de joyeuses Fêtes
Un paquebot devait transporter des passagers ayant payé très cher jusqu’en Antarctique, mais il est tombé en panne, ce qui nous amène, allez savoir comment, à la naissance du concept de grève de la faim. Avant ça, cruelle désillusion, on constate que la magie de Noël est parfois contrefaite – est-ce pour cela qu’il y a une pénurie de Pères Noël? Des chercheurs veulent empêcher les vaches de roter du méthane, ce qui ne va pas nous empêcher de crier alléluia devant la dinde aux marrons le 24 décembre.

Le véganisme, idiot utile de la société de consommation?
Si le capitalisme s’accommode bien du véganisme, c’est parce que celui-ci s’affirme comme un style de vie particulier participant à la construction identitaire et relevant également d’un courant, voire parfois d’une mode. Le véganisme comporte de ce fait une dimension ontologique importante, «végane» est un attribut du sujet, on «est» végane.

Invitation à ne pas chercher à comprendre Yves Velan
Les Editions d’en bas publient trois textes de l’auteur né en 1925 et mort en 2017. Bien que partiellement oublié, intellectuel de gauche, Yves Velan est un des auteurs suisses romands majeurs. Loin de se barricader dans une posture – celle du gars qui aurait moralement raison – il explore, prend des risques et en fait prendre aux lecteurs. C’est en se perdant dans son œuvre qu’on s’y sentira le mieux.

De quoi la réécriture de Roald Dahl est-elle le nom? Certainement pas du wokisme
En février 2023, l’éditeur anglais Puffin Books annonçait la réécriture de certains passages de l’œuvre de Roald Dahl. Une pratique courante, selon la maison d’édition qui a néanmoins provoqué une flambée d’indignation au Royaume-Uni.

Bonnes résolutions et coupables désignés: de l’impuissance en politique
Qui blâmer pour la catastrophe climatique en cours? Les politiques, et plus exactement la puissance politique, qui fait preuve d’une révoltante mais pas inexplicable impuissance. C’est le point de vue défendu dans «"Chaque geste compte", Manifeste contre l’impuissance politique», un essai d’écologie très engagé dans lequel le réquisitoire contre les coupables efface malheureusement les perspectives d’action et de solutions.

Grandeur d’un monstre: la Standard Oil Company
Son histoire se confond avec celle de la révolution industrielle et la genèse du capitalisme moderne. Fondé à l’aube du XXème siècle au pays de l’or noir américain, le trust dirigé par John D. Rockefeller a fasciné et terrorisé des générations d’hommes. Ses méthodes machiavéliques, son monopole, ses ramifications innombrables, ses profits faramineux furent dénoncés et combattus. Une journaliste, Ida Tarbell, finit par terrasser le monstre. Cette enquête parue en 1904 est pour la première fois traduite en français. Elle n’a rien perdu de son acuité.

Penser au-delà des affects
Dans son dernier essai, «Notre joie», François Bégaudeau, qui se situe politiquement très à gauche, relate sa rencontre avec un jeune identitaire. L’occasion pour lui d’affirmer et d’expliquer comment «les extrêmes ne se rejoignent pas», de revenir sur sa définition de la bourgeoisie et du capitalisme, d’expliquer ce qui différencie la politique et les affects.

