Art contemporain

Le Warhol que Khomeiny n’a pas brûlé

CultureArticleLibre

Le Warhol que Khomeiny n’a pas brûlé

La République islamique voulait chasser l'influence occidentale. Elle conserve pourtant, dans les réserves d'un musée de Téhéran, l'une des collections d'art moderne les plus précieuses hors d'Europe et des États-Unis — dont personne, pas même le régime qui la détient, ne connaît la valeur exacte.

Michel Santi 17 juillet 2026 16 min de lecture

Respirer une fois sur deux avec Alain Huck

CultureArticle

Respirer une fois sur deux avec Alain Huck

C’est une des plus belles expositions en Suisse cet été, à voir jusqu’au 9 septembre au Musée cantonal des Beaux-Arts (MCBA) de Lausanne. Alain Huck propose une promenade dimensionnelle à travers les mots et la pensée. Miroir d’un état du monde terrifiant, son œuvre est néanmoins traversée de tendresse, histoire de nous rappeler que l’art peut être d’une radicale efficacité pour provoquer la réflexion et l’engagement.

Michèle Laird

A Venise, l’art contemporain exténué

CultureArticle

A Venise, l’art contemporain exténué

Depuis 1895, la Biennale de Venise, la plus ancienne et la plus prestigieuse foire d'art contemporain, présente les dernières tendances. Or depuis quelques années, une vérité s'y affirme peu à peu: dans l'art, comme dans nos société en général, il n'existe plus, ni tendances, ni projet.

David Laufer

Jean Frémon, vendeur d’art

CultureArticleLibre

Jean Frémon, vendeur d’art

«Probité de l’image», recueil de vingt-huit textes rédigés entre 1991 et 2022 pour des catalogues par le directeur de la galerie Lelong, sise rue de Téhéran à Paris, c’est-à-dire l’ancienne et fameuse galerie Maeght, nous livre un riche et précieux témoignage des rencontres infiniment variées de Jean Frémon (1946) avec les plus prestigieux des artistes actuels et leur travail.

Yves Tenret

La mise à mort sacrificielle de Damien Hirst

CultureArticle

La mise à mort sacrificielle de Damien Hirst

Imaginez les femmes de Downton Abbey, ou celles du Swinging London des années 60. Eblouissantes d'élégance, de style et de sous-entendus. Sautez jusqu'en 2020 et voyez ces jeunes Londoniennes, leurs corps flasques débordant de leurs robes trop courtes, ivres mortes, visages botoxés à peine visibles derrière des couches de maquillage bon marché. Appliquez maintenant cela au monde de l'art.

David Laufer

Pourquoi j’ai fermé ma galerie d’art

CultureArticle

Pourquoi j’ai fermé ma galerie d’art

J'ai enfin décidé de fermer ma petite galerie de la rue Krunska, au centre de Belgrade. J'y avais organisé des vernissages couronnés d'un indéniable succès, réunissant tout ce qui compte dans la ville. J'y avais diverti des collectionneurs, des conservateurs et des critiques de renommée mondiale. Uli Sigg, l'un des collectionneurs les plus respectés de la planète, a même pris l'avion depuis la Suisse pour honorer à jamais mon humble boutique. Mais les dieux du marché de l'art ont fait leurs bagages et ont déménagé.

David Laufer

Les vieux désespèrent Simon-Pierre, même lorsqu’ils meurent

CultureArticleLibre

Les vieux désespèrent Simon-Pierre, même lorsqu’ils meurent

Les tragi-comiques péripéties de la famille Schinken Pochon ///// Pour le fils de Jacques-André et de Nadège, rien ne va plus. La glorification de certains morts l’affecte, comme l’affectent les comportements décadents des membres de sa famille. En plus, avec les White Falcons, c'est la débandade: la variole du singe crée des dissensions dans leurs rangs et les réunions dans le sauna de Kevin ont été suspendues. Rien ne sera donc épargné à Simon-Pierre?

Patrick Morier-Genoud

Les transformations actuelles des pratiques artistiques

CultureArticleLibre

Les transformations actuelles des pratiques artistiques

L’ouvrage collectif «Entre mémoire et oubli», édité par L’Atelier contemporain, expose comment pour exister face au poids de l’histoire, l’art doit faire table rase du passé et s’en remettre au «présentisme» contemporain au point de s’en tenir parfois à des formes conceptuelles ne laissant d’autres traces que le document ou le certificat.

Yves Tenret

Prune se cherche un genre

CultureArticleLibre

Prune se cherche un genre

Retrouvez chaque semaine les tragi-comiques péripéties de la famille Schinken Pochon – Grâce à son petit ami, Prune explore son identité sexuelle. Dans le domaine artistique également elle fait des expériences tout à fait contemporaines. Bref, elle peint avec son vomi et arrête de s’épiler les jambes, ce qui émerveille son père, un peu moins sa mère.

Patrick Morier-Genoud

Une dense et neuve biographie de Francis Picabia

CultureArticleLibre

Une dense et neuve biographie de Francis Picabia

«Francis Picabia, rastaquouère» de Bernard Marcadé est la grande biographie qui nous manquait sur l’un des fondateurs de l’esprit Dada, l’invraisemblable inventeur de tant de nouvelles pratiques artistiques promises à un grand avenir, telles que l’art abstrait, le ready-made, l’art mécanomorphe, le détournement, l’appropriation, les procédures de cut-up, du mixage, du sampling et l’apôtre du plagiat considéré comme l’un des beaux-arts, dans la ligne d’Isidore Ducasse, Raymond Roussel, et plus tard de Jorge Luis Borges, ou encore de Guy Debord et de sa bande de situationnistes.

Yves Tenret

L’inquiétude d’Anselm Kiefer

CultureArticleLibre

L’inquiétude d’Anselm Kiefer

Le plasticien allemand Anselm Kiefer expose au Grand Palais éphémère, à Paris, un nouveau projet de dialogue avec le poète Paul Celan. Traversée par les thèmes de prédilection et les obsessions des deux artistes, l’exposition «Pour Paul Celan», composée d’œuvres conçues entre 2015 et 2021, n’est pas une illustration mais une relecture, une interprétation et un geste pour nourrir la permanence de la mémoire européenne, dans ses douleurs et ses soubresauts.

Marie Céhère

Vincent Corpet, joueur de bonneteau et diseur de bonne aventure

CultureArticle

Vincent Corpet, joueur de bonneteau et diseur de bonne aventure

A l’occasion d’une exposition rétrospective des dessins de Vincent Corpet, Agnès Callu, historienne de l’art, consacre au travail de l’artiste un élégant catalogue de 80 pages comprenant de nombreuses reproductions. Elle y livre l’analyse d’un geste esthétique hanté par un trajet biographique, lui-même sous le joug d’obsessions formelles qui, partout, écrit-elle, traversent l’œuvre du peintre: la chair, l’amour, le combat.

Yves Tenret