


Il y a un geste que l’on fait tous les jours, sans s’en rendre compte et parfois même avec bonne conscience: celui de jeter. Que ce soit mettre à la poubelle, recycler ou évacuer, nous avons toutes et tous (ou presque) appris à adopter les bons réflexes pour devenir des écocitoyens-nes modèles. Et si le fait d’être un «bon petit soldat vert du développement durable» était en réalité anti-écologique?

Libre
Non, le sérieux n'est pas toujours là où l'on croit. Cette chronique d'Anna Lietti paraît tous les mois dans 24heures. Excepté le dessin de Pascal Parrone, en exclusivité pour Bon pour la tête.


Sous les plumes respectives de Gérard Joulié et Roland Jaccard, deux génies poético-philosophiques de la première moitié du XXe siècle, G.K. Chesterton et Ludwig Wittgenstein, reviennent en beauté par l’analyse fine et le verbe incarné. La même indépendance d’esprit et la même douce folie traverse en outre «Chesterton ou la quête excentrique du centre» et «L’enquête de Wittgenstein».
J'ai perdu mon portefeuille dans un grand magasin parisien. Rien de pire ne peut arriver à un Suisse. Nihiliste, de surcroît.

Et si la sexualité était, non pas ce qu’il faut libérer en nous, mais le piège obscur, l’ultime obstacle à notre émancipation? L’idée, née au lendemain de la Révolution d’Octobre, réémerge aujourd’hui dans le sillage d’une nouvelle forme de puritanisme, note Slavoj Žižek dans un texte fraîchement paru*. Autre thèse percutante du philosophe slovène: si la gauche fait tant de bruit autour de son engagement anti-sexiste, c’est pour nous faire oublier sa reddition au capitalisme global. Bienvenue chez le plus incisif des critiques du «politiquement correct».

Après le «Que faire» russe du début du XXe siècle, Emmanuel Todd se demande: «Où en sommes-nous?» La question implique la nouvelle complexité du réel mondialisé, défiant les explications binaires, et nous porte à grappiller les éléments de réponse un peu partout, dans la trame de nos vies et sur la Toile, en restant plus que jamais attentifs à l’élément humain…

Des dizaines de milliers de personnes, en majorité des jeunes, ont manifesté samedi «pour le climat» dans toute la Suisse romande. Ce deuxième volet après celui du 18 janvier sent le folklore citadin, mais compte aussi de nombreux convaincus. Il serait bon cependant que ceux-ci quittent le terrain moral pour lui préférer celui de la raison.
