Philosophie

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Sortir du consumérisme, à tout prix

Sortir du consumérisme, à tout prix

Black Friday, débauche de consommation, dégradation environnementale... Les constats alarmants ne manquent pas pour dénoncer ce que certains pointent du doigt comme une dérive du modèle capitaliste, et nous ne pouvons y opposer à notre échelle qu’un changement complet de notre mode de vie. Pour ce faire, le sociologue Razmig Keucheyan a quelques pistes. Car d’après lui, avec Marx, «une révolution radicale ne peut être que la révolution des besoins radicaux».

Marie Céhère

Pygmalion

Libre

Pygmalion

Je t'instruis, je te baise. L'amalgame entre emprise morale et emprise physique a longtemps été considéré comme parfaitement normal. Aujourd'hui, Pygmalion est blanc comme neige. Ou presque.

Anna Lietti

La défaite de l’université

La défaite de l’université

Notre ère devient de plus en plus celle de l’enterrement du débat. Si la voix monocorde et bien-pensante d’une grande partie de la presse a déjà bien été décrite, et peut-être même trop, l’université contribue elle aussi à cet abandon de la confrontation entre opinions adverses. La vitalité intellectuelle chute. Tout en douceur. Cela se voit dans certains détails du quotidien académique. Pas plus tard que ce mardi 3 décembre, j’ai assisté à une nouvelle scène surréaliste venant malheureusement appuyer l’état de fait d’une défaite de la pensée à l’université.

Jonas Follonier

Sylviane Agacinski: Une femme de gauche contre les «avancées sociétales», ça ne se peut pas!

Sylviane Agacinski: Une femme de gauche contre les «avancées sociétales», ça ne se peut pas!

La philosophe a dû renoncer à une conférence à Bordeaux suite aux menaces d’associations d’extrême gauche et LGBT. Pourquoi tant de haine? Parce que l’auteure de «L’Homme désincarné» incarne une réalité inaudible: contre le développement des technologies de la reproduction, il n’y a pas que des cathos réactionnaires. Il y a aussi des hommes et des femmes de gauche, qui dénoncent l’avènement d’un nouveau prolétariat reproductif mondial. Mais au nom de la lutte contre l'homophobie, cette cause-là devient indéfendable.

Anna Lietti

Rencontre au sommet

Rencontre au sommet

Perché sur les hauts de Vevey, le centre Rabten Choeling du Mont-Pèlerin fait office de phare bouddhiste en Suisse romande depuis 1977. C’est là que le Dalaï-Lama a donné son premier enseignement public en Occident, à la fin des années 70. Mais, depuis 1996, une scission sur fond de désaccords spirituels s’est créée entre le centre d’études tibétaines et son chef spirituel en exil. D’où vient le désaveu du Dalaï-Lama? Ce dernier s’est-il progressivement éloigné de sa mission première de guide ultime? Je suis allée poser la question au «directeur» du monastère vaudois, le vénérable Gonsar Rinpoché.

Amèle Debey

«Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités»

«Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités»

Ressortie à toutes les sauces, la formule est associée à un héros en particulier au point de se confondre avec lui: Spider-Man. Mais si Marvel a réussi à installer le mantra qui vaut à Peter Parker quelques solides dilemmes et autant de nuits blanches, ce n’est pas à l’esprit pourtant fertile de ses créateurs qu’on doit une réflexion qui remonte à la nuit des temps.

Bon pour la tête

Sauvons la planète de l’écologie hystérique

Libre

Sauvons la planète de l’écologie hystérique

L’écologie? Tout le monde en fait ou se targue d’en faire. Le réchauffement climatique est en train de créer une panique à l’échelle planétaire, panique dans laquelle nous entraînons nos enfants. Au détriment, malheureusement, d’une réflexion plus posée, plus rationnelle. Et si l’écologie passait tout d’abord par une écologie intellectuelle de nos cerveaux, de nos idées et de nos modes de réflexion?

Bon pour la tête

Einstein, Churchill, Clemenceau, ou aucun d’entre eux

Einstein, Churchill, Clemenceau, ou aucun d’entre eux

«Les États-Unis d’Amérique sont le seul pays passé de la barbarie à la décadence sans jamais avoir connu la civilisation.» Cette phrase est en général attribuée à Albert Einstein. Non seulement c’est faux, mais retrouver l’origine exacte de la formule tient du casse-tête.

Bon pour la tête

La bien-pensance pense-t-elle mal?

Et la mal-pensance pense-t-elle bien? Telle est l’alternative qui taraude les faiseurs de bruits médiatiques et autres pétomanes pour réseaux sociaux. Etre traité de «bien-pensant» ou pis d’«adepte de la bien-pensance» est devenu l’insulte qui pique et fait mouche.

Jean-Noel Cuénod