Et la mal-pensance pense-t-elle bien? Telle est l’alternative qui taraude les faiseurs de bruits médiatiques et autres pétomanes pour réseaux sociaux. Etre traité de «bien-pensant» ou pis d’«adepte de la bien-pensance» est devenu l’insulte qui pique et fait mouche.
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Aujourd’hui, le mal-pensant est tendance. Pour lui, le bien-pensant n’est qu’un sale hypocrite qui, au bord de sa piscine olympique, entre deux sirotages de spritz, pleurniche sur le sort des réfugiés en train de se noyer dans la Grande Bleue en accusant les xénophobes d’être des sans-cœurs. Mais qu’il les accueille donc dans sa luxueuse villa, ce bel esprit!
Le bien-pensant vit peut-être dans une HLM mais pour le mal-pensant, ce sagouin se prélasse toujours dans une luxueuse villa, sinon le cliché tombe à l’eau; celle de la piscine imaginaire, en l’occurrence.
Le mal-pensant affirme nager à contre-courant de la pensée majoritaire en chaussant les palmes de la rébellion. C’est un audacieux, un courageux, un non-conformiste. La générosité? Un artifice pour cacher de sordides intérêts! La solidarité? Une excuse pour ne rien foutre! L’humanité? Un concept flasque pour ventre mou! La fraternité? Laissez-moi rire! Enfin, façon de parler, car le mal-pensant ne rit jamais, il ricane. N’admire jamais, il dénigre. Ne débat jamais, il dénonce.





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