Économie

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Ueli Maurer, endette-nous, pour notre bien!

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Ueli Maurer, endette-nous, pour notre bien!

Face à l'explosion des coûts engendrés par la crise du coronavirus, le chef du Département fédéral des finances et plusieurs argentiers cantonaux n'ont qu'un mot à la bouche : serrer les cordons de leurs bourses. Et si, justement, ils allaient commettre une gigantesque erreur, avec notre complicité?

Yves Genier

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Les industries jurassiennes serrent les dents

Dans le canton du Jura, le Jura bernois et les districts neuchâtelois, la moitié des salariés, la plupart employés dans des industries d’exportation, notamment vers l’Asie et la Chine, est au chômage partiel à cause du Covid-19*. La crainte du chômage, le vrai, est grande. «Pour l’instant, ça tient», se rassure un délégué à la promotion économique. Combien de temps encore? L’esprit de résilience l’emportera-t-il dans cette région habituée aux crises?

Antoine Menusier

Le monde étudiant revit en ligne

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Le monde étudiant revit en ligne

Les gouvernements se demandent si c'est le bon moment pour parier sur l'éducation à distance avec l'utilisation des outils pédagogiques du monde numérique, mais aussi à travers la télévision et la radio publiques. À ce jour, le modèle d'urgence mis en œuvre est insuffisant et ne donnera pas les résultats escomptés s'il n'est pas repensé à long terme, comme le Pérou essaie de le faire.

Doménica Canchano Warthon

Watson et son chemin vers la Suisse romande

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Watson et son chemin vers la Suisse romande

Nous savons que les médias suisses sont dans une mauvaise passe. De la radio à la télévision en passant par la presse écrite, la chute de la publicité se chiffre en millions et de nombreux éditeurs et journalistes tremblent pour leur existence. Sauf un. Il a fait une déclaration étonnante il y a tout juste deux semaines. Il a déclaré vouloir créer en Suisse romande une rédaction de vingt journalistes afin de maintenir d'une part la diversité des médias et d'autre part, de pouvoir offrir à ses annonceurs une couverture nationale.

Sarah Dohr

L’Union et les mille milliards d’euros

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L’Union et les mille milliards d’euros

Comme dans chaque période difficile, l'Union européenne est critiquée pour son impuissance. Pourtant, les 27 viennent de se mettre d'accord en un temps record sur un fonds de reconstruction d'une ampleur inédite. Ils sont soudés plus qu'il n'y paraît par leur marché intérieur. Et dans la géopolitique tourmentée qui nous attend, leurs divergences étalées au grand jour valent mieux que les mensonges chinois.

Chantal Tauxe

De Palerme à Jalisco, ainsi les mafias acquièrent l’assentiment des populations

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De Palerme à Jalisco, ainsi les mafias acquièrent l’assentiment des populations

Le crime organisé survole la crise comme un vol de vautours et renforce son contrôle sur le système économique et social. Les clans mafieux cherchent à construire une large base sociale en prêtant de l'argent aux entrepreneurs, en apportant de la nourriture aux foyers les plus vulnérables. Ils ont ouvert des marchés alimentaires illégaux, ils s'insinuent dans les territoires malgré les obligations de distanciation sociale. Et chacun sait qu'il devra rendre ce qui lui a été octroyé en collaborant à l'avenir avec les mafieux qui l'ont aidé.

Doménica Canchano Warthon

La mondialisation, cette coupable idéale

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La mondialisation, cette coupable idéale

Certains semblent avoir trouvé le bouc émissaire idéal pour lui faire supporter la responsabilité de la situation actuelle: la mondialisation. Les humains auraient péché par leur volonté d’ouvrir leurs nations au commerce mondial. Pourtant, une analyse un tant soit peu sérieuse donne tort à cette accusation simpliste. Les échanges internationaux, le flux des capitaux, la recherche intercontinentale favorisent la santé de façon manifeste. Là où l’on peut être critique, c’est sur la capacité d’anticipation de nos pays, en termes de stockage de matériel sanitaire par exemple. Gare, donc, au recours à plus d’Etat et moins d’ouverture: s’il peut faire partie de la solution, l’Etat est avant tout une partie du problème.

Jonas Follonier

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Le baril pour moins que rien

C’est l’indicateur préféré des amateurs de fin du monde. La marchandise la plus importante et stratégique de nos sociétés a perdu en quelques heures toute sa valeur, dans le contexte très particulier de baisse de la demande dû à la situation sanitaire. Mécaniquement, cela était prévisible. Mais que la chose ait vraiment eu lieu est impressionnant. Explications.

Marie Céhère

Chocolat très noir

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Chocolat très noir

Poussée de fève. En deux décennies et malgré de nobles promesses, la filière du cacao continue de faire son beurre sur un modèle d’affaires qui exploite la misère des producteurs africains et le travail des enfants. Y a pas bon!

Bon pour la tête

Covid-19: Quand une crise en cache une autre

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Covid-19: Quand une crise en cache une autre

Nous ne sommes pas sortis de la zone dangereuse!» Lors de la conférence de presse du 17 avril 2020, Daniel Koch, le Monsieur Covid-19 du Conseil fédéral, n’a comme d’habitude, pas fait dans la dentelle. Oui, malgré les mesurettes d’assouplissement annoncées la veille par son patron, le Conseiller fédéral Alain Berset, les Suisses n’étaient pas encore sortis de l’auberge. Comme en écho à ces préoccupations sanitaires, son collègue Boris Zürcher, chef de la direction du travail au Seco, annonçait que le nombre de chômeurs était passé de 118'000 le 15 mars 2020 à 151'000 le 17 avril. Une hausse de 28% en un mois. Et, le jour de cette conférence de presse, le chômage partiel concernait déjà un tiers des employés en Suisse. Des chiffres glaçants!

Paul Coudret

Emois sur la Limmat: le foot devient chinois

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Emois sur la Limmat: le foot devient chinois

Le club Grasshopper, «une part de l’identité zurichoise» selon une gazette du lieu, vient d’être racheté par une Chinoise fort riche de Hong Kong, Jenny Wang. Les propriétaires (90% des actions), un importateur d’automobiles et un architecte, lui ont vendu, pour quelques millions (on ignore combien), la marque, l’équipe et le terrain du Niederhasli. Lassés des échecs et des problèmes de l’équipe emblématique. Les dirigeants ont été aussitôt remplacés. La NZZ est dans tous ses états.

Bon pour la tête