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Les couleurs européennes brandies en Pologne

Géopolitique

Les couleurs européennes brandies en Pologne

Nous parlions l’autre jour de la loi scélérate adoptée par le gouvernement et le Parlement polonais sur la chasse rétrospective de tout propos qui aurait convenu à la Russie. Quel plaisir dès lors de voir, quatre jours après, une foule immense envahir Varsovie, un demi-million de personnes opposées au pouvoir du parti PiS. Une opposition menée par la «Plateforme civique» de Donald Tusk (centre-droit), rejointe par plusieurs formations.

Jacques Pilet

Ici commencent l’Europe et l’Asie

Culture

Ici commencent l’Europe et l’Asie

Je sais que vous êtes calés en géographie mais je vous défie de me dire où se trouve Orenburg. Cette ville de 600'000 habitants est située au pied des monts Oural, au milieu de la steppe russo-kazakhe, aux confins de l’Europe et de l’Asie. C’est à dire, pour nous, au milieu de nulle part.

Guy Mettan

Mort ou vif: une vaste épopée du végétal

Culture

Mort ou vif: une vaste épopée du végétal

Citant Thucydide, «il faut choisir: se reposer ou être libre», Alain Amariglio, dans «Des plantes et des hommes», qui vient de paraître aux éditions du Canoë, prend comme objet d’étude, par des voies mythologiques, économiques, historiques ou littéraires, une plante connue ou rare, contemporaine ou disparue, et tente d’éclairer le long chemin parcouru par l’humanité avant et après l’impasse productiviste dans laquelle elle continue à s’enfoncer.

Yves Tenret

Qui comprend l’insulte «PHEIC off»?

SantéLibre

Qui comprend l’insulte «PHEIC off»?

PHEIC est l’acronyme de «Public health emergency of international concern», en français «Urgence de santé publique de portée internationale». Quelques centaines de personnes se sont réunies le 27 mai dernier sur la Place des Nations à Genève pour manifester contre l’accord mondial sur les pandémies en cours de négociation à l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Boas Erez

Il nous écrit de Moscou

Culture

Il nous écrit de Moscou

Alexandre S., écrivain et artiste moscovite qui tient à son anonymat, a décidé dès le début de la guerre de rester en Russie. Il y a sa famille, ses souvenirs, toute sa vie. Le climat est de plus en plus pesant. Désertion des appelés, fuite des intellectuels et des opposants, quotidien entravé par les sanctions, la claustrophobie menace. Mais dans ces pages de journal, on lit aussi l’espoir, l’obstination, et le désir fou que l’humanité, les arts et la paix triomphent des armes. Alexandre ne se sent ni responsable ni innocent, seulement vivant.

Marie Céhère

Belgrade vaut bien un sandwich

Géopolitique

Belgrade vaut bien un sandwich

Les estimations officielles n'existent pas. Mais le rassemblement spontané qui a eu lieu ce vendredi soir 19 mai sur la place du Parlement de Belgrade était, de l'aveu général, le plus important de l'histoire récente de la Serbie, qui pourtant n'est pas avare de manifestations monstres. Nous étions, selon un expert de ce genre de mesures, plus de soixante mille, unis sous le slogan «La Serbie contre la violence».

David Laufer

Pour la prostitution, quarante caisses d’archives et maintenant un livre

Culture

Pour la prostitution, quarante caisses d’archives et maintenant un livre

Le 21 mai dernier, dans le cadre du Festival artistique des affects, des genres et des sexualités (alias Fête du slip) s’est tenu le vernissage du livre «Travailler, lutter, diffuser». Fruit d’un long labeur, ce livre met en valeur les archives créées par la prostituée genevoise Grisélidis Réal. Au moment où dans le discours public les questions relevant de la sexualité tournent autour du genre et des droits des personnes LGBTQ+, cette publication donne une perspective historique sur les luttes qui visent l’émancipation des travailleuses et des travailleurs du sexe, qui sont encore majoritairement des femmes cisgenre, hétérosexuelles. Ces luttes sont un modèle majeur de résistance.

Boas Erez

Au-delà de la guerre, la détresse annoncée en Ukraine

GéopolitiqueLibre

Au-delà de la guerre, la détresse annoncée en Ukraine

Professeure de sociologie des médias, Olga Baysha a grandi et étudié à Kharkiv, dans l’est de l’Ukraine. Puis aux USA, à l’université du Colorado où elle a passé son doctorat. Elle pratique aujourd’hui à l’Ecole de sciences économiques (HSE) de Moscou. Elle nous donne ici son point de vue sur les perspectives d’avenir à propos de la condition sociale en Ukraine, dans un contexte de disparités extrêmes, de corruption, et d’influence des oligarques. Un regard parmi d’autres. 

Bon pour la tête

L’Ukraine, miroir de nos vanités

GéopolitiqueLibre

L’Ukraine, miroir de nos vanités

La guerre d’Ukraine a pulvérisé les grands principes sur lesquels a été bâtie l’Europe des traités de Maastricht (1992) et de Lisbonne (2009). En plaçant les États sous la tutelle d’institutions supranationales, en élevant les droits individuels au-dessus de l’intérêt collectif, en prônant la libre circulation des hommes et des marchandises, en conduisant une «transition écologique» audacieuse et coûteuse, l’Europe s’était voulue une nouvelle fois à la pointe du progrès et de la civilisation. Elle s’était présentée comme un modèle pour le reste du monde. Cette arrogance n’est plus. Le soutien à l’Ukraine, tout à fait compréhensible et légitime, nous a conduits à renier nos «grands principes» et nos «valeurs» insurpassables qui devaient ouvrir la voie à une nouvelle humanité débarrassée des archaïsmes du passé...

André Larané

«Azad» ou les croisements tragiques de l’Histoire

Culture

«Azad» ou les croisements tragiques de l’Histoire

Mélanie Croubalian est une voix familière de la radio romande (RTS), où elle accueille ses hôtes avec une attention curieuse et chaleureuse. Et voilà qu’elle publie un premier roman. Loin, très loin des thèmes à la mode. Mais au cœur de l’actualité et de la grande histoire. Le récit, collé aux réalités, de destinées croisées, de la Syrie, d’où s’enfuient tant d’hommes et de femmes, à l’Arménie au temps du génocide.

Jacques Pilet