« Sans la neutralité, la Suisse disparaîtra »

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Alors que les Suisses se prononceront, le 27 septembre 2026, sur l’initiative populaire « Sauvegarder la neutralité », nous sommes allés demander à Suzette Sandoz ce qu’elle en pensait. L’ancienne conseillère nationale libérale et professeure honoraire de droit à l’Université de Lausanne est catégorique : elle n’a jamais été aussi en accord avec une initiative. « Je ne vois pas ce qu’on peut lui reprocher », affirme-t-elle.

Pour quelles raisons ?

Comme nombre d’observateurs, elle estime que la neutralité suisse a été dévoyée ces dernières années au profit d’un rapprochement avec l’OTAN, l’Union européenne et les États-Unis. Suzette Sandoz le déplore d’autant plus que la neutralité est, selon elle, indispensable à l’unité de la Suisse. Elle fait partie de son ADN et, sans elle, le pays finira par cesser d’exister.

Dans cet entretien, nous prenons le temps de décortiquer chaque alinéa du texte de l’initiative. Avec son regard de juriste et son expérience politique, Suzette Sandoz passe en revue les principaux arguments avancés pour et contre le texte. Pour elle, il n’y a pas photo : à l’heure où l’hégémonie occidentale est remise en question, cette initiative est indispensable pour permettre à la Suisse de conserver son statut de pays souverain et non aligné, capable de dialoguer avec toutes les puissances et d’œuvrer activement pour la paix.

Elle se dit enfin scandalisée par le niveau déplorable de la campagne, marquée, selon elle, par les attaques ad hominem d’opposants « à court d’arguments » et par des guéguerres partisanes indignes d’un débat portant sur un texte qui engage l’avenir du pays.

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