« La Suisse participe à 62 médiations interétatiques à travers le monde »

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La Suisse a-t-elle encore un poids dans la résolution des conflits internationaux? Jusqu’où peut-elle défendre une politique étrangère indépendante dans un monde de plus en plus polarisé?

Nous avons reçu Laurent Wehrli, conseiller national (PLR) et membre de la Commission de politique étrangère du parlement helvétique, pour un entretien consacré à la place de la Suisse sur la scène internationale.

Alors qu’une partie de l’opinion publique perçoit un rapprochement progressif de la Confédération avec l’Union européenne, l’OTAN et les États-Unis, notamment sur les dossiers ukrainien, iranien et israélo-palestinien, nous l’interrogeons sur la réalité de cet alignement, les marges de manœuvre de la diplomatie suisse et le rôle de la neutralité au XXIᵉ siècle.

L’entretien aborde également la votation de septembre prochain sur l’initiative en faveur de la neutralité, la question sensible des sanctions économiques, ainsi que le rapport publié le 25 juin par le Service de renseignement de la Confédération, qui désigne la Russie comme la principale menace pour la Suisse. Laurent Wehrli réagit enfin à l’analyse de Jacques Pilet, parue dans notre édition du 3 juillet, selon laquelle cette communication des services de renseignement contribuerait à préparer l’opinion publique à une hausse durable des dépenses militaires.

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