Vies et destins des patients de Freud

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Si j’étais encore chroniqueur au Monde, j’aurais accordé une large place au livre de Mikkel Borch-Jacobsen: Les Patients de Freud. Il présente le double mérite de se lire comme un recueil de nouvelles que Schnitzler ou Zweig auraient pu écrire et de nous offrir des portraits très enlevés de trente et un patients de Freud sur lesquels nous disposons aujourd’hui de suffisamment de renseignements pour justifier des notices biographiques.
Les vies de celles ou ceux qui attendirent de Freud une amélioration de leur mal-être ne sont ni plus ni moins réussies que celles du commun des mortels. Chacun court à la catastrophe à sa manière – et la psychanalyse n’y change rien. Freud en était le premier conscient, même si le récit des cas qu’il livrait au public s’achevait par un happy end destiné à assurer la promotion des découvertes avec lesquelles il aspirait à conquérir le monde.




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