Vénézuela: sauve qui peut!

Avec l'association Médecins Sans Frontières, Yves Magat s'est rendu en Colombie et au Brésil, auprès des Vénézueliens qui fuient leur pays en proie à une grave crise économique et humanitaire. Il nous livre ses observations, sous forme de journal de bord.
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Tame, Riohacha (Colombie), Boa Vista (Brésil)
Chaque jour 5000 Vénézuéliens traversent l’un des nombreux points de passage officiels ou informels vers les deux grands pays voisins, la Colombie et le Brésil. Selon le Haut-Commissariat des Nations-Unies pour les Réfugiés, près de 5 millions sont déjà partis. C’est le plus grand mouvement international de populations après les Syriens. «C’est vraiment une crise migratoire en raison du nombre de personnes qui traversent la frontière à la recherche de nourriture et de soins médicaux», m’explique Sebastián García, coordinateur de Médecins sans Frontières (MSF) pour le département colombien de Arauca.
Tous les témoignages que j’entends sont unanimes: le chaos, le manque de nourriture et de médicaments, les pannes de courant et l’arrêt des transports publics rendent la vie insupportable au Vénézuela. Pendant 3 semaines j’ai rencontré des dizaines de Vénézuéliens qui sont partis de chez eux la mort dans l’âme. Ils me donnent un tableau en miroir de ce qu’est devenu leur pays disposant pourtant des plus grandes richesses pétrolières au monde. Dans 3 zones frontalières du Vénézuela, en Colombie et au Brésil, j’ai suivi le travail patient des équipes de MSF qui tentent de remédier aux dégâts causés sur les plus humbles des Vénézuéliens par la prétendue «révolution bolivarienne».





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