Un regard nouveau sur les avant-gardes artistiques


On a beaucoup écrit sur les avant-gardes, avec une tendance massive à les faire naître à Paris et à les résumer dans le dadaïsme, le surréalisme et l’expressionnisme abstrait. Une chercheuse bouscule ces a priori et nous invite à une relecture totale des canons artistiques.
Sommaire
Depuis le début des années 1980, c’est-à-dire vraisemblablement à partir du moment où elles ont disparu, des milliers de pages ont été écrites sur les avant-gardes. Pourtant, personne n’avait encore tenté une synthèse comme celle que propose Béatrice Joyeux-Prunel. Maître de conférences et chercheuse à l’Ecole normale supérieure en histoire de l’art contemporain, elle a entrepris, à l’aide de la sociologie, de l’histoire sociale de l’art et de nouvelles approches quantitatives permises par les outils informatiques, une première et ambitieuse histoire mondiale des avant-gardes artistiques.
Le deuxième volume de cette saga qui en comportera trois, publiés chez Folio, vient de paraître: Les avant-gardes artistiques (1918-1945).
D’où vient le terme d’avant-garde?
Emprunté au vocabulaire militaire, l’expression apparaît, vers 1820, chez les adeptes de l’économiste progressiste Saint-Simon, lorsque ceux-ci proposent aux artistes de marcher en tête du mouvement pour le progrès social et politique.




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