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Un web-journal pour contrer le sexisme médiatique

Diana-Alice Ramsauer

Par Diana-Alice Ramsauer · Publié le 3 avril 2018 · 1 min de lecture

Un web-journal pour contrer le sexisme médiatique
La perspective «genre»: «Une réflexion sociale sur la construction hiérarchique et différenciée entre les sexes», pour Valérie Vuille, Présidente et fondatrice de l’association DécadréE et de son web-journal du même nom. - © DR

Anti-féministes s’abstenir: «DécadréE» est un web-journal anti-sexiste qui en a marre des constructions hiérarchiques liées aux sexes, présentes dans la société et qui se bat pour un traitement plus égalitaire dans les médias. Un journal très inflexible sur ce premier postulat; en revanche très ouvert aux multiples représentations du féminisme. Valérie Vuille, fondatrice du journal et de l’association liée, nous parle de son engagement médiatique.

Sommaire

Vous avez entendu parler de «crise de la presse» ces derniers mois? Nous aussi. Si la concentration de l’info en quelques groupes médiatiques est une réalité, et si la remise en cause des modèles économiques traditionnels représente aujourd’hui un débat primordial, il n’est en revanche pas utile de s’apitoyer sur son sort en matière de diversité. Passons un grand coup d’essuie-glace sur notre pare-brise embué et regardons: des projets audacieux se faufilent un peu partout dans notre paysage médiatique encombré. Bon pour la tête s’est penché sur quelques-uns d’entre eux dans sa série «Médiaporama». 


Chez DécadréE, on s’exprime sur tout: culture, économie, politique. Mais toujours sous un même angle, celui de la perspective «genre». C’est-à-dire? «Une réflexion sociale sur la manière dont la société est divisée et hiérarchisée selon le sexe, l’orientation sexuelle et l’identité de genre», explique Valérie Vuille, Présidente et fondatrice de l’association DécadréE et de son web-journal du même nom. L’un de ses derniers articles est une critique du film Call me by your name, une histoire d’amour entre deux hommes. Elle y détaille notamment la place des personnes LGBTQIA* (Lesbian, Gay, Bisexual, Transsexual, Queer, Intersex, Asexual), dans l’industrie du film. Un autre papier pose la question de la compatibilité entre hip-hop et féminisme. Un autre encore, retrace l’histoire de l’inventeur du «spéculum», cet outil d’examen gynécologique.

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