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Steve Bannon à la peine en Europe

Bon pour la tête

Par Bon pour la tête · Publié le 28 septembre 2018 · 1 min de lecture

L’ex-éminence grise de Donald Trump s’est donné pour but de fédérer les droites nationalistes en Europe et la parcourt activement. Il multiplie les rencontres avec le ministre italien Salvini, les cadres de l’AfD allemande et les leaders est-européens. Mais cela coince.

L’agitateur étatsunien vient de rencontrer le président tchèque Milos Zeman en Bohême. Ils sont tombés d’accord sur un point: en finir avec l’UE dans sa forme actuelle. Pour le reste ce fut «glacial». Parce que le Tchèque a les meilleures relations avec la Chine que l’Américain pourfend. Celui-ci ne séduit guère non plus du côté de Varsovie et de Budapest. Les leçons politiques, d’où qu’elles viennent y passent mal. 

En août dernier, le président de l’AfD Alexander Gauland avait ainsi résumé la situation: «Nous ne sommes pas aux États-Unis (…). Les intérêts des partis européens anti-système s’opposent les uns aux autres». 

Le Courrier d’Europe centrale rapporte une autre bisbille entre fervents nationalistes. Rien ne va plus entre la Hongrie et l’Ukraine où vit une minorité magyare (130’000 personnes). Orban a donné un passeport à ces Hongrois ukrainiens. Colère à Kiev où un site de dénonciations (Myrotvorets) téléguidé par les services secrets cloue nommément au pilori des élus de Subcarpatie, traités d’«ennemis de la Nation», accusés de «séparatisme rampant».

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