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Rome, ainsi meurt la Ville Eternelle

Doménica Canchano Warthon

Par Doménica Canchano Warthon · Publié le 22 septembre 2020 · 7 min de lecture

Rome, ainsi meurt la Ville Eternelle
Sainte-Marie-du-Trastevere en septembre 2020, inhabituellement calme. - © Doménica Canchano Warthon

Les rues sont vides, les activités commerciales fermées et les places où le monde se rencontrait autrefois, aujourd'hui à moitié désertes. La pandémie a fait s'effondrer l'empire touristique romain. La Ville éternelle est-elle sur le point d'être oubliée? Reportage un samedi de septembre.

Sommaire

Rome va te surprendre, m’avait-on dit. C’est à moitié désert, beaucoup de volets sont fermés et il n’y a presque plus de touristes dans les hôtels. Les grands absents sont les étrangers. Il est plus facile de trouver quelqu’un d’une autre région de l’Italie qu’un Américain à Rome. Certains restaurateurs se sont même donné une règle pour un partage des clients à tour de rôle. C’est à cela que sert le buttadentro. Une sorte de «motivateur» qui vous invite à vous asseoir à sa table. Avant le Covid-19, n’importe quel samedi de l’année, trouver une table à la dernière minute aurait été un luxe. Aujourd’hui, il n’est pas nécessaire de faire des efforts pour obtenir une carbonara.

J’avoue que je ne pouvais pas imaginer Rome sans cette masse de touristes qui l’a toujours animée, de jour comme de nuit, et en toutes saisons de l’année.

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