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Rhume: le business de l’eau salée

Marta Beltran

Par Marta Beltran · Publié le 11 novembre 2017 · 4 min de lecture

Rhume: le business de l’eau salée
© Bon pour la tête / Parrone

Chaque année, des milliers de litres d’eau salée sont vendus en Suisse avec un but – venir à bout des rhumes qui s’attaquent à nos sinus – et à des prix délirants. Pourtant il existe une alternative bien moins coûteuse. Explications.

Sommaire

Ça y est, le froid est arrivé et avec lui, tous les désagréments habituels. Parmi eux, celui qui remporte la palme est sans conteste le virus le plus connu des suisses: le rhume. Ces dernières semaines, il s’est glissé silencieusement dans de nombreux foyers, rappelant à ceux qui l’auraient oublié que l’été est bel et bien terminé. Si certains se sortiront de cette mauvaise passe avec un simple nez irrité, d’autres enchaîneront avec trois mois de sinusite chronique. Dans tous les cas les seuls véritables gagnants seront sans aucun doute les entreprises pharmaceutiques et les pharmaciens qui ont déjà commencé à vendre des flacons de sérum physiologique à tour de bras.

15 francs le… décilitre!

Mais en fait, qu’est ce que c’est le sérum physiologique? «De l’eau purifiée contenant 0.9% de sel», nous glisse une pharmacienne. S’il existe des variantes un peu plus dosées à base d’eau de mer purifiée, il n’en demeure pas moins qu’il s’agit bien d’eau salée. Vendu en dosette pour les enfants ou en flacon à embout propulseur, ce fameux remède a un prix pouvant aller jusqu’à 20 francs pour une bouteille de 130 ml et 13 francs pour trente mono doses. Ne serait-ce pas un tantinet exagéré pour de l’eau salée? Interrogé sur le sujet, l’Office fédéral de la santé publique se dédouane en précisant qu’il ne fixe aucun tarif pour ce type de produits et que les pharmacies et autres drogueries sont libres d’appliquer les prix qu’ils désirent.

Une information confirmée par le président de la société vaudoise de pharmacie, Christophe Berger, qui indique que chaque établissement fixe le prix qu’il souhaite. Ce qui explique les grosses variations que l’on trouve sur le marché. «Il faut également comprendre que nous dépendons des prix de vente décidés par les fabricants et que ces-derniers prennent en compte les coûts induits par les processus de stérilisation, la fabrication des emballages et les contraintes de conditionnement.»

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