Place des Héros et héros ordinaires


Marie Céhère est partie en Hongrie et livre ses impressions quotidiennes à «Bon pour la tête» sous forme de journal de bord. Découvrez, jour après jour, les épisodes de cette série hongroise.
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Même les budapestois les plus branchés ne déjeunent pas après treize heures. C’est un truc de Parisiens, nous souffle-t-on ici ou là. Il est quinze heures passées quand je pousse la porte de l’Eco Café, une adresse «bobo» sur la très belle et chic avenue Andrassy. Du café commerce équitable, du lait de soja, des serveurs et des serveuses jeunes, avec piercings et cheveux coupés courts, des étudiants qui pianotent sur leur MacBook, des profs qui corrigent des copies devant une bière… C’est un endroit cool. On peut y déjeuner presque à toute heure, d’un sandwich au pain de sésame, tomates et mozzarella, et d’un paquet de chips de betteraves et panais. La nuit tombe à quatre heures moins dix, sur un ciel rose bonbon.




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