Mise à jour du vocabulaire


Restons à la page. Les mots changent au gré des circonstances. Guetter les nouveautés du langage permet de ne pas passer pour un vieux plouc et aussi de sourire, plus ou moins jaune, aux pirouettes de l’époque.
Ainsi n’allez pas dire qu’un loup a été flingué en Valais. L’un d’eux ayant été trouvé sans vie, donc mieux que mort, la police cantonale l’a autopsié et indique que «la radiographie effectuée a démontré qu’un projectile avait traversé l’animal». Gare aux promeneurs dans ces vallées où se baladent des «projectiles»!
Les chômeurs ont moins à sourire quand ils lisent les communiqués des entreprises qui licencient. On parlait il y a quelques années de plans de licenciements. La pudeur ou l’esprit positif a introduit ensuite le terme de «plan de restructuration». C’est dépassé. Il faut dire aujourd’hui «plan de sauvegarde de l’emploi»… Il est si évident, n’est-ce pas, que les mises à la porte confortent les emplois restants…
La crise sanitaire a aussi chambardé le dictionnaire de la vie quotidienne. Utilisiez-vous souvent le mot «présentiel» auparavant? Il porte désormais sa part de rêve en temps de «confinement». Du latin «confinium», pour désigner les frontières. Devenues diablement rapprochées. Prenons garde à ce que nos langues ne fourchent pas. Ne pas parler des vieux impotents, ce sont des personnes «à mobilité réduite», «vulnérables», «à risque».




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