Réservé aux abonnés

Malcom et Claire, pianiste fou et vocaliste extraordinaire

Ondine Yaffi

Par Ondine Yaffi · Publié le 26 août 2017 · 9 min de lecture

Malcom et Claire, pianiste fou et vocaliste extraordinaire
Claire Huguenin et Malcolm Braff ont posé leur QG dans le petit village d'Onnens. - © Ondine Yaffi

L'artiste Ondine Yaffi a rencontré les multi-instrumentistes Malcom Braff et Claire Huguenin au cœur de la campagne fribourgeoise.

Sommaire

C’est dans le petit village d’Onnens que Claire Huguenin et Malcolm Braff ont posé leur QG. Un piano à presque tous les étages; une bibliothèque remplie de livres de science fiction, de philosophie et de boîtes de jeux; sous les toits, vieux Rhodes, synthétiseurs, batterie, percussions en tout genre, guitares, araignées de câbles géantes, raques et autres pads électroniques… Claire et Malcolm sont des multi-instrumentistes, des touches à tout, des insatiables.

Sous la petite stature de Claire se cache une grande vocaliste dont la réserve égale le talent. Depuis vingt ans, elle a prêté sa voix à de nombreux projets: Skirt, mmmh!, AEIOU, Grimsvötn, Guadalupe «The Girl with the open heart is you», Jibcae, Greenwoman…
Claire joue avec ses cordes vocales, comme elle fait danser ses doigts sur une guitare ou une basse. La musique qu’elle sème fait disparaître les frontières de genre. Le jazz prend la consistance du rock et l’ouverture de la pop. Et vice versa.

Un air de Frida Kahlo et Diego Rivera

Au travers d’une œuvre empirique, le doux colosse de la scène jazz suisse distille les vibrations des terres de son enfance. Malcolm sculpte la musique et en cherche l’essence au plus profond de sa matière. Cette recherche, si infinie soit-elle, ne contente pas ses synapses hyperactives… Il a étudié la philosophie, la musicologie et l’hébreu ancien, a suivi une formation en réflexologie, enseigne le piano, le rythme et le jazz au conservatoire de Bâle et ses masterclasses de rythme sont demandés à Zurich, Berne, Bruxelles, Paris et en Afrique du Sud… Il a également créé et codirigé Gameworks, une maison d’édition de jeux basée à Vevey.
En regardant la physionomie de ce duo, il est aisé de penser à Frida Kahlo et Diego Rivera.

Commentaires

Les commentaires sont les bienvenus ! Pour préserver la qualité des échanges, merci de respecter notre charte des commentaires.

S’abonner
Notification pour
0 Commentaires
Le plus ancien
Le plus récent Le plus populaire

À lire aussi

CultureArticle

Quand le Festival bat son plein tous les Seniors n’ont pas le blues…

L’esprit du temps et le commerce obligeant: tous devraient hurler de joie, au risque sinon d’être taxés de ronchons. Mais la fête obligatoire ne suppose-t-elle pas que tous y soient conviés? Et si l’on poussait alors la logique à bout: si tout le monde se ruait au Montreux Jazz Festival, rollators et vieilles peaux même en civières? Question grave: qu’en est-il de notre rapport à l’âge, entre jeunisme et gâtisme? Et si l’on détendait un peu l’atmosphère?

Jean-Louis Kuffer

Et pourtant…

CultureArticle

Et pourtant…

Avant-première à Lausanne. «Monsieur Aznavour» a su réunir jeunes et vieux. La salle est pleine. L’émotion grandit dans l’attente de la projection. Et puis le film commence. A la fin, échange avec l’équipe du film, fort sympathique au demeurant. Biopic à la hauteur? Certainement pas. Et pourtant, pourtant… Critique et rétrospective.

Loris Salvatore Musumeci

Vivent les mauvais artistes

CultureArticle

Vivent les mauvais artistes

Peu de groupes socio-professionnels sont sujets à une compétition aussi brutale que les artistes. Des millions d'appelés et quelques élus. On ne se souvient donc que des supposés génies. Mais que seraient ces artistes géniaux sans tous ceux qui, pense-t-on, ne le sont pas.

David Laufer

Simon-Pierre aime voir les athlètes dans leurs tenues moulantes

CultureArticleLibre

Simon-Pierre aime voir les athlètes dans leurs tenues moulantes

Les tragi-comiques péripéties de la famille Schinken Pochon ///// Il trouve que l’été est formidable! Les Jeux olympiques sont pour lui une célébration des valeurs viriles de la civilisation blanche et chrétienne qu’il chérit. En plus, tout se passe visiblement bien dans le sauna de Kevin, le chef des White Falcons. Un seul bémol atténue un peu l’enthousiasme estival de Simon-Pierre, le Paléo Festival où n’est jamais joué Wagner.

Patrick Morier-Genoud