Les arts de la scène prennent leurs quartiers de printemps à Lausanne dans l’ancien lit de la rivière Flon. Sous le label d’un festival de danse contemporaine, la soirée inaugurale des «Printemps de Sévelin» présage d’un rendez-vous explosif qui touche à tous les arts, et pas seulement la danse.
D’un trash sublime, le spectacle Titans d’Euripides Laskaridis franchit toutes les barrières. On plonge dans l’univers excessif de l’égérie drag des années 90, Leigh Bowery, mais dans une allégresse et une absurdité totales. Ça dégouline d’inventivité et ça fait du bien!
C’est cela, les Printemps de Sévelin, 17 jours pendant lesquels une jubilation scénique s’installe au Flon. Philippe Saire, l’initiateur du festival, qui en est à sa 21ème édition, est un habitué du brouillage des pistes, lui qui fait appel à tous les arts (recherches en arts visuels, intelligence du geste théâtral et musique contemporaine) dans ses propres spectacles.
«Nous voulons montrer la vitalité, l’inventivité, l’éclectisme et l’humour de la scène de danse internationale», explique Saire.






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