Les Fribourgeois ont une façon bien à eux de célébrer leur identité. Par la gourmandise. De quoi épater leurs voisins.
Depuis le Moyen Âge, la tradition mêle la bénédiction divine (d’où l’appellation Bénichon) et la bonne chère. Les célébrations étaient si fréquentes que les autorités, en 1747, en ont limité les dates à des périodes précises, en septembre et en octobre. Ainsi, ce dernier samedi ensoleillé, c’était un régal de se mêler à une foule joyeuse dans les rues de Châtel-Saint-Denis. Des dizaines de boutiques éphémères retenaient les passants et les comblaient de gourmandises diverses. Quant au menu de la Bénichon, servi dans les restaurants de la place, il révèle les saveurs locales dans un raffinement qui, en comparaison, fait passer pour vaines et prétentieuses les tables luxueuses et coûteuses.






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