Le surtourisme commence à gonfler les habitants


Places envahies, rues congestionnées, visiteurs bruyants, prix qui montent en flèche, AirBnB, gentrification… Le phénomène du surtourisme commence à peser de tout son poids en Tchéquie. Et pas seulement à Prague où, à l’instar de Barcelone, Berlin ou Venise, les habitants et les législateurs pourraient bien décider de prendre des mesures de régulation.
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Article signé André Kaspas, initialement publié dans Le Courrier d’Europe centrale
Prague, championne et… cauchemar
Cela n’étonnera personne, la capitale tchèque, Prague, elle est une des villes les plus visitées d’Europe. Elle qui n’attirait qu’un petit million de visiteurs annuel à la sortie du communisme, il y a trente ans, en accueille aujourd’hui sept millions chaque année, soit plus de cinq fois sa propre population. En chiffres absolus, cela la place au cinquième rang des villes les plus visitées en Europe, mais proportionnellement, le nombre de touristes par habitants y est plus élevé que dans les villes qui la précèdent (Paris, Londres ou Istanbul).
Cela crée bien sûr des emplois et de la richesse, mais finit aussi par «taper sur les nerfs» du citoyen qui doit se battre pour traverser les foules dans le centre de la ville. En plus de voir le centre transformé en attraction touristique, les Pragois souffrent aussi de la pression du tourisme sur le prix du logement qui s’est envolé ces dernières années, entre autres à cause d’AirBnB. Selon l’ONG ‘Arnika’, le géant de la location touristique priverait les Pragois d’environ 15’000 logements, particulièrement dans les quartiers centraux.




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